Parcelles étroites et contructions contemporaines
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architecture |
J'avais mis de côté ce très bon billet de
Eye Candy sur des réalisations assez stupéfiantes, des constructions ingénieuses sur des terrains mal foutus ou biscornus…
La plupart de ces réalisations sont japonaises pour cause de très petites parcelles.
L'exemple que j'ai retenu est une
maison en métal (Rooftecture S) imaginée par Shuhei Endo, 65,7 m2 habitables sur un terrain de 130 m2 à Kobe. Elle a été érigée dans la pente, juste au dessus de quatre voies de chemin de fer et d'une route… Mais avec vue sur la mer.
Il existe un blog qui résume sa
structure. D'autres
photos (marquées) de ce bâtiment. Intéressantes car elles permettent de mieux saisir l'implantation sur la parcelle.
Voir également sur unbanbike :
Japon et parcelles réduites
C’est une maison blanche accrochée à la colline…
Pas assez de place…? Agrandissez votre pavillon…!
25 maisons de ville, 25 maisons en ville
par Jean-Christophe Courte | le 31/10/2007 à 07:00 | Réagir…? |
Pour Jeep
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ça se regarde |
Je sais que certains lecteurs vont froncer les sourcils mais j'aime bien cette économie de moyens pour faire passer le concept… (Via
I Believe in ADV…)
par Jean-Christophe Courte | le 31/10/2007 à 06:30 | Réagir…? |
Roberto Saviano
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ailleurs |
ça se lit |
Je viens de terminer avec peine ce livre d'investigation de près de 360 pages… Avec peine car c'est le nombre d'informations incluses qui est à proprement stupéfiant. On comprend mieux pourquoi son auteur vit désormais sous haute protection policière… Dans ces régions où
l'omerta est inscrite dans les gènes, avoir le courage — ou l'inconscience — de tout déballer se paye généralement de sa vie.
C'est un livre est un constat. Celui d'un jeune homme de 28 ans né dans une des régions les plus noyautées par les clans en Italie, la Campanie. La région de Naples pour être plus précis. Bref, on est très loin de la carte postale touristique et ensoleillée, du
voyage à Capri de notre ami Jacques…
Depuis qu'il est gamin, Roberto Saviano promène un regard curieux sur ce qu'il côtoie au quotidien, ces activités discrètes régulées par la camorra, ces gens qui triment silencieusement et qu'il a fréquenté. Il nous livre une espèce de guide, un vécu de l'intérieur de cette gigantesque toile d'araignée qui se déploie autour de l'économie. Et, surtout, cette guerre implacable pour le contrôle du système.
Cela se traduit pas des dégâts collatéraux monstrueux, inqualifiables… Car hormis les trafics habituels qu'il est inutile d'énumérer, le plus sordide est celui des déchets toxiques.
Les parrains n'ont eu aucun scrupule à enfouir des déchets empoisonnés dans leurs propres villages, à laisser pourrir les terres qui jouxtent leurs propres villas ou domaines. La vie d'un parrain est courte et le règne d'un clan, menacé par les règlements de compte, les arrestations et la prison à perpétuité, ne peut durer bien longtemps. Saturer un territoire de déchets toxiques, entourer ses villages de collines d'ordures n'est un problème que si l'on envisage le pouvoir comme une responsabilité sociale à long terme. Le temps des affaires ne connaît, lui, que le profit à court terme et aucun frein. L'essentiel du trafic ne connaît qu'une seule direction : nord-sud. De puis la fin des années quatre-vingt-dix, dix-huit mille tonnes de déchets provenant de Brescia ont été enfouies entre Naples et Caserte et en quatre ans, un million de tonnes à Santa Maria Capua Vetere. Les déchets traités au nord, dans les usines de Milan, de Pavie et de Pise, sont tous expédiés en Campanie.
Et cela fonctionne tellement bien que les meilleurs organisateurs, les
stakeholders, font école en Asie. Une fois ces sols définitivement saccagés, parfois de petits lotissements sont construits avec tous les risques que cela comprend (émanations, affaissements de terrain)…
Réduire ces faits à la seule Italie serait injuste : dans toutes les régions du globe, cela fonctionne en gros de la même manière sous des couvertures diverses (religieuses, économiques ou politiques). Paradoxalement, ce que je retiens du livre, c'est l'absence de vision à long terme des clans. Accéder et détenir le pouvoir quelques temps semble être le but suprême et peu importe la fin. On ne sort pas de ce livre révolté, juste totalement écœuré…
Gomorra 
Dans l'empire de la comorra
Roberto Saviano
Gallimard
9782070782895 | 21 €
À propos, cette interview sur cafebabel,
partie 1 et
partie 2. Ou ces chroniques sur
ImpasseSud ou
Passion du livre.
par Jean-Christophe Courte | le 31/10/2007 à 06:00 | Réagir…? |
Installations en douceur
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groummphh |
utilo pratique |
À l'heure où de nombreux macusers étaient en train d'installer Leopard dans leur machine, j'installais Windows XP…!
Souhaitant prochainement utiliser quelques applications sous Windows, dont Adobe FrameMaker 8.0 et n'ayant pas de PC, je me suis résolu à m'offrir une version de Windows XP (Family) pour l'installer sur mon MacBook Pro. J'ai opté pour
VMware Fusion que j'ai acheté en ligne et j'avoue que ce fut un réel jeu d'enfant, sans partition préalable ni BootCamp, de l'installer. J'ai particulièrement apprécié de pouvoir faire de même pour Windows XP en entrant simplement mon numéro de série et en insérant le DVD.
Tout drôle de voir cette fenêtre toute bleue dans ma machine…!
Au bout d'une vingtaine de minutes, installation terminée et même connexion sur le net via Internet Explorer (j'ai installé depuis FireFox qui sait lire correctement les CSS, lui) avec affichage d'urbanbike sur mon écran
additionnel, celui qui ne supportait plus le concubinage avec le G5…!
Bref, réellement impressionnant de simplicité et de facilité.
Du coup mon gamin a souhaité tester un de ses jeux PC. Manque de chance, au lancement, problème vidéo (pilote spooge absent) et souci avec DirectX…! Grosse déception pour lui. Je me suis informé auprès de Laurent (mille mercis…!), un de mes amis à Vancouver qui est développeur de jeux, et j'ai ainsi appris par retour de courriel qu'une version 1.1
release candidate devrait résoudre ces dysfonctionnements. Bref, je n'avais qu'à lire les fils RSS de
MacWorld pour le savoir…!
Note : bon, il semble d'ors et déjà que l'inverse soit déjà vrai, c'est-à-dire
installer Leopard sur son PC (…lien communiqué par
Pierre hier soir)…!
Note 2 : je sais que j'irrite nombre de puristes de la ponctuation avec mes emplois intempestifs des signes "…" et "!". Pour en savoir plus, rendez-vous sur ce
site dédié.
Note 3 de 15:40 : Après avoir téléchargé la
release candidate et coché l'option 3D pour activer DirectX, le lancement de
Dawn of War se fait sans souci (malheureusement pour moi…!). À noter que la version 1.1 de VMware Fusion est localisée en français et conserve votre numéro de série.
par Jean-Christophe Courte | le 30/10/2007 à 06:00 | Réagir…? |
Pierre Merle
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ça se lit |
utilo pratique |
Avertissement : si vous avez un gros projet en cours, un truc important à rendre dans les prochaines heures, éviter d'y jeter un oeil sous peine de ne plus "décongeler"…! Bref, l'ouverture, même fortuite de ce livre est franchement "scotchante" et l'effort pour le refermer surhumain. Préfacé par Claude Duneton à qui l'on doit le fantastique bouquet des expressions imagées (au Éditions du Seuil en 1990 avec Sylvie Claval), je me suis régalé à le parcourir dans tous les sens (c'est ça qui est merveilleux avec un dictionnaire…!) et, à chaque fois, bonne tranche de rigolade…
Pour des raisons que la morale réprouve, je ne peux fournir ici que des définitions chastes et lisibles par les yeux de jeunes enfants innocents… Mais les acquéreurs me comprendront…! Parc ontre, ce qui est également amusant, c'est le retour de certains mots…
Foutraque adj. Ce mot semble en passe de détrôner les bons veux "déjaté" ou "délatté", pourtant loin d'être des antiquités, dans le sens de : farfelu, dingue, hors norme, etc. Très usité dans le smilieux médiatiques. « La set-list reflète idéalement la teneur foutraque du dernier opus de Cave, rock mais griffé de blues, de folk et de de gospel(…) » (Rock & Folk, février 2007). L'expression « total foutraque » (complètement dingue) est, à l'heure où s’écrivent ces lignes, à la hausse.
Hormis cela, nombre de mots récents, empruntés au business, au sport, aux médias, à l'Internet ou aux Textos se trouvent au fil des pages. Ainsi bloguer et blogueur sont inclus avec des citations de Technikart, La Croix ou France 2…!
L'auteur nous avait déjà gratifié d'un ouvrages intitulé
Les mots à la con en 2005, il poursuit son travail d'éclaireur de la langue telle qu'on la parle désormais en 2007…! Et comme on approche des fêtes, une idée sympa de cadeau à se faire…
Nouveau dictionnaire de la langue verte 
Le français argotique et familier au XXI° siècle
Pierre Merle
Denoël
9782207257951 | 30 € | 890 pages
Malheureusement épuisé…
Le bouquet des expressions imagées 
Encyclopédie thématique des locutions figurées de la langue française
Claude Duneton — en collaboration avec Sylvie Claval
Éditions du Seuil
9782020099585 | 76 € | 1380 pages
par Jean-Christophe Courte | le 29/10/2007 à 06:00 | Réagir…? |