
La chronique du LundiDans |
signé lukino |
travailler chez soi |
par Jean-Christophe Courte
Avant de télécharger, réfléchissez aux conséquences…
Vous avez une heure devant vous et l’envie de lancer un chargement en P2P de la dernière vidéo de 7 Go ! Vous avez une grosse ligne ADSL, cela ne devrait pas durer longtemps… Mais ce n’est pas une réponse !
Certes, vous êtes chez vous et cela passera inaperçu.
Souvenez-vous tout d’abord que la machine utilisée est celle de l’entreprise (même si c’est votre entreprise individuelle). Bref, que c’est une machine de production, de travail, pas un appareil dédié au jeu ou aux loisirs ! En ce cas, pourquoi interdire à vos mômes de jouer dessus, soyez cohérent !
Ensuite que vous ne disposez pas d’un espace disque infini, que tous ces fichiers téléchargés ne sont pas toujours aussi propres que vous le pensez !
Corollaire, si vous introduisez un « ver » ou un « cheval de Troie » dans votre machine, il vous faudra vous débrouiller seul pour l’éradiquer…
Et si votre micro devient indisponible pendant quelques heures ou quelques jours, qu’allez-vous expliquer à vos clients ? Solution, utilisez une machine « perso » que vous pourrez remplir de ce que vous voudrez… Ne mélangez pas les genres…

Cet extrait est tiré de Comment travailler chez soi…
| le 25/06/2007 à 07:30 | Écrire à Jean-Christophe Courte |
Leonardo PaduraDans |
ailleurs |
ça se lit |
par Jean-Christophe Courte
J'ai eu un peu de mal à rentrer dans l'univers de cette enquête de l'inspecteur Mario Condé, le personnage d'ex. flic devenu détective à ses heures, inventé par
Leonardo Padura.
En fait, je m'y suis repris à deux fois. 40 pages lues un début d'après-midi de mai et l'envie de ranger définitivement ce livre dans un coin. Puis ces derniers temps, reclus dans ma chambre, je l'ai redécouvert dans la bibliothèque et je l'ai lu quasiment d'un trait. Padura utilise un style particulièrement descriptif pour évoquer Cuba, La Havane, les relations entre ses personnages et la figure d'Hemingway. Beaucoup de flash-back, un héros enquêteur que je ne connaissais pas, une écriture acérée, précise et, en même temps, tourbillonnante, déconcertante…
Bref, je ne regrette pas une seconde d'avoir repris le dessus dans cette lecture. D'autant que le personnage en filigrane est bien
Ernest Hemingway dans sa maison de La Havane devenue un musée, la Finca Vigía, entre 1946 et 1958. Et la trame du récit se fonde sur des événements survenus une nuit d'octobre 1958. Juste avant le départ définitif de l'écrivain de Cuba puis son suicide quelques temps après…
Beaucoup de choses dans ce récit ondoyant, le fantôme d'Ava Gardner et d'une pièce de vêtement bien particulière, le rhum, les parties de pêche, le
pilar qui était le le yacht d'Hemingway, la force de l'amitié — le respect de tous ceux qui l'ont connu à cette période à Cuba, les aléas de l'inspiration en littérature, la surveillance permanente de son vieil ennemi Edgar Hoover (décidément…) et donc du FBI… Et les interrogations de Mario Condé, tenté aussi par l'écriture.
Bref, pour ceux qui ont lu Hemingway, c'est le moment de réviser sa biographie et de revenir sur cette période de la fin de sa vie. Pour en savoir plus, une seule solution, lire cet excellent polar (oui, excellent car je vous fais grâce de tous les autres que je lis et qui sont bien moins fameux…!)
— C'est une affaire qui rapporte. Plus que la pêche.
— Et facile : je peux même raconter des mensonges. Les Américains gobent n'importe quoi.
— Hemingway aussi ?
— Non, Papa, non. Lui, je ne pouvais pas lui raconter des mensonges.
— C'était un type bien ?
— Pour moi, il était comme un dieu…
— L'Iroquois dit que c'était un fils de pute.
Adios Hemingway
Leonardo Padura
Traduit de l'espagnol par René Solis
Points Policier | Métailié
9782757803547 | 6,50 €
Pour mémoire, vous pouvez également vous plonger dans cette anthologie des nouvelles d'Ernest Hemingway parue en 1999 et qui fait office de référence (avec des lettres, des photos du bonhomme — dont celles décrites dans le livre de… Leonardo Padura, une bio complète)…
Nouvelles complètes
Ernest Hemingway
Quarto Gallimard
9782070755172 | 30 €
| le 24/06/2007 à 07:00 | Écrire à Jean-Christophe Courte |
Vincent LucDans |
ça se lit |
photographie |
par Jean-Christophe Courte
Avant de lire ce nouvel opus, j'ai pris le temps de parcourir à nouveau
Maîtriser le Canon EOS 400D… C'est d'ailleurs une discipline que je m'impose après une chronique, relire les ouvrages quelques semaines après. Et souvent, cette nouvelle lecture me permet de me rendre compte que j'ai oublié de citer tel point, pas suffisamment insisté sur tel autre.
J'avais besoin d'une information précise et j'ai pioché dans plusieurs ouvrages avant de me rendre à l'évidence : l'une des grandes qualités des livres écrits par Vincent Luc, c'est pratiquement de ne rien laisser de côté et fournir — même en peu de paragraphes et dans un style clair — l'information souhaitée.
Du coup, en parcourant ce nouveau livre sur le
Nikon D80, j'ai regretté de ne pas avoir eu entre les mains ce boîtier, notamment pour traiter quelques images RAW issues de cet appareil sous NX, l'application signée Nikon.
En tous cas, que l'on ne s'y trompe pas : s'il y a UN ouvrage à offrir ou à s'offrir pour accompagner l'acquisition d'un tel reflex, c'est bien lui. Il apporte une réponse à pratiquement toutes les questions, des plus naïves aux plus techniques, que se posent tous les possesseurs de boîtiers numériques.
Mieux encore, cette série s'est bonifiée avec le temps même si, d'emblée, l'auteur a placé la barre très haut avec son premier ouvrage sur le
Canon 350D qui s'est vendu à plus de 21 000 exemplaires (source LivresHebdo). J'ai eu l'occasion de croiser deux fois Vincent Luc et, hormis le fait de devoir lever la tête tant il est grand (ou moi, petit…!), c'est le sentiment d'avoir eu affaire à un photographe calme, compétent et éclectique, que ma mémoire conserve. Bref, de bons souvenirs qui corroborent le plaisir de lire les divers chapitres de ces bouquins.
Rappelons que cette collection
Maîtriser en est à son cinquième titre. Après, les 350D et 400D de chez Canon, la gamme Nikon est bien représentée avec le D50, le D200 et, désormais, le D80… C'est le genre d'ouvrage qu'il est astucieux de conserver pas trop loin de soi et de feuilleter régulièrement même sans but précis.
Bien loin de s’essouffler, j'ai cru comprendre que Vincent Luc mettait la main à son prochain livre dans la même série… Un rééquilibrage entre les deux fabricants déjà représentés ou une surprise…?
Maîtriser le Nikon D80
Vincent luc
Éditions VM
9782212672794 | 29,90 €
Pour mémoire, lire également sur urbanbike
Le D50 a son manuel | Nikon
Maîtriser le 400D | Canon
Maîtriser le 350D | Canon
Dans la même rubrique sur les livres pratiques pour les photographes…
J'ai reçu un livre sur le système flash de chez Nikon traduit de l'américain. Étant assez peu utilisateur de flash et ne maîtrisant que le
macro twin lite MT-24 EX de chez Canon pour mes photos rapprochées, je ne ferais aucun commentaire.
Le système flash Nikon
J. Dennis Thomas
Éditions VM
9782212672879 | 22 €
| le 23/06/2007 à 10:30 | Écrire à Jean-Christophe Courte |
Grand prix de littérature policière 2006Dans |
ça se lit |
par Jean-Christophe Courte
Bloqué par une sciatique dans mon lit, l'estomac attaqué par les médocs, la seule lecture que je m’autorise — question de poids — est celle de livres au format de poche. J'ai commencé
Le bibliothécaire pensant rapidement sombrer sous l'action conjuguée du piroxicam et du thiocolchicoside… Que nenni…! J'ai sombré, certes, mais après 400 pages avant de reprendre le matin au réveil pour refermer définitivement ce polar à la 546ème et dernière page.
Tsssssss… Ah, là, là, ces romanciers, quelle imagination…! Il n'y a qu'eux pour penser que l'on puisse acheter les consciences par des investissements financiers, tenir certains élus par des dossiers soigneusement renseignés, que la police d'état puisse être au service des politiques en place… Cette histoire raconte une campagne électorale et tous les coups tordus pour maintenir au pouvoir un président bien utile à des tas de lobbies. C'est superbement écrit et toute ressemblance avec des événements passés ou à venir sont de pures et simples coïncidences, comme de bien entendu…
La trame est assez simple… Un homme très riche et très âgé fait appel à un bibliothécaire pour ranger et trier ses dossiers alors même que la campagne présidentielle américaine entre un président cherchant à se faire réélire et une candidate qui, elle, a été infirmière au Vietnam dans un hôpital de campagne, bat son plein. Ses puissants amis ne l'entendent pas de cette oreille car ils savent fort bien que cette opération peut trop souvent ranimer des vieilles histoires de corruption. Aussi, l'arrivée de ce bibliothécaire innocent les dérangent et ce sont eux qui, en cherchant à "l'effacer", etc.
À lire, véritablement palpitant.
J'ai pensé au livre sur Hoover,
La malédiction d'Edgar de
Marc Dugain que j'avais chroniqué
ici-même. La raison d'état, surtout quand elle est persuadée de défendre le bien, peut commettre des actes incroyables et le livre de
Larry Beinhart propose des scénarios, des pistes étonnantes… Bien évidemment, il sera assez facile au lecteur curieux de faire des rapprochements entre les silhouettes de certains personnages et des personnalités bien réels.
En résumé, si vous souhaitez dévorer un excellent polar…
À l'ère de l'information, celle-ci est devenue tellement pléthorique qu'il est maintenant extraordinairement difficile de la classer, de la percevoir clairement et de la hiérarchiser. Et puis survient un fait divers quelconque qui, pour des raisons mystérieuses, captive le monde entier, et la frénésie s'empare des médias. Comme dans les cas de Clinton et de Lewinsky, ou comme dans l'affaire O. J. Simpson. Alors, d'un bout à l'autre de la planète, tout le monde est au courant, dans le moindre détail. À côté de cela, il y a les Faits Fumeux, des choses importantes sur lesquelles les gens sont apparemment aussi incapables de se concentrer que sur les gouttelettes individuelles dont le brouillard est composé. On connaît ces Faits, mais sans les connaître.
Le bibliothécaire
Larry Beinhart
Traduit de l'américain par Patrice Carrer
Gallimard
9782070773275 | 24 €
Existe en poche depuis mai 2007 :
Le bibliothécaire
Larry Beinhart
folio policier n° 466
9782070342389 | 8,20 €
Pour info, regardez le traitement des couvertures des livres de Larry Beinhart aux Usa. Vous pouvez même lire le début des deux premiers chapitres en ligne sur
Amazon.
| le 23/06/2007 à 07:00 | Écrire à Jean-Christophe Courte |
En attendant une animation satellite globaleDans |
jardin planétaire |
par Joël Seguin
Que se passe-t-il dans le ciel à l'échelle de la Terre ? La plupart des bulletins météo sont locaux ou nationaux. Et même internationaux, sans une animation satellite globale pour le moment, mais des représentations graphiques permettant de voir se former, naître et mourir le beau et mauvais temps.

Source : THORPEX
Pour ce qui est de l'observation de la terre, la NASA joue un rôle pionnier et propose ainsi une mise à jour continue de photos magnifiques sur
Visible Earth, comme celles-ci, de jour et de nuit :
Pour mémoire :
TV5 Monde - Météo internationale
NASA,
Earth Observatory
Nasa,
Eart Science Office
Space Science and Engineering Center
Et trois organisations internationales basées à Genève :
World Meteorological Organization (WMO)
Thorpex, un programme de recherche sur les prévisions météorologiques visant à prévenir les désastres naturels.
GEO, une structure d'observation de la Terre en reliant entre eux les systèmes déjà existants.
Sur urbanbike :
Météo
européenne
| le 22/06/2007 à 07:00 | Écrire à Joël Seguin |
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