Samedi 23 juin à partir de 18h à Paris, 11°Dans |
ailleurs |
par Joël Seguin
En tant que professeur d’anglais ayant travaillée dans des écoles publiques et privées en Argentine, je me suis toujours intéressée à l’apprentissage de langues et, d’une manière plus générale, à l’éducation en tant que facteur positif de socialisation et d’intégration d'un pays. En faisant des études à l’IHEAL, Institut des Hautes Etudes de l'Amérique Latine, j’ai développé une sensibilité particulière envers la cause indigène en Amérique Latine, et en particulier dans mon pays. En effet, l’existence d’une population indigène non-intégrée en Argentine m’a interpellée de façon évidente.
Le modèle interculturel bilingue se présentant comme une alternative à l’intégration de ces populations, je me suis mise à lire sur le sujet. Dans le cadre de ma maîtrise en sociologie, mon premier travail a été de me tourner vers les auteurs qui ont fascinés les théoriciens de l’éducation en Amérique Latine : Paulo Freire, Jean Piaget. Dans un effort pour comprendre le rôle de l’école dans la non-intégration des populations indigènes en Argentine, je me suis penchée sur des ouvrages de G. Weinberg. J’y ai trouvé de clés qui m’ont permis d’avoir un premier aperçu sur l’idéologie mise en marche depuis la fin du 19ème siècle. Puis, je me suis intéressée aux articles de E. Lopez dans le but de mieux comprendre les enjeux entre diversité ethnique, linguistique et culturelle en Amérique Latine. Ensuite, j’ai mené une enquête de terrain dans le cadre de mon mémoire de maîtrise dans deux écoles à forte présence indigène de la province du Chaco
Avec le vote des lois favorisant la diversité culturelle en Argentine, des programmes d’éducation interculturelle bilingue se sont progressivement mis en place. L’éducation interculturelle bilingue est une proposition alternative qui commence à s’appliquer en Argentine dans les années 90 dans le but de mettre en valeur la langue et la culture indigène dans les salles des cours afin que les enfants indigènes s’instruisent à travers leur propre langue – en même temps qu’ils apprennent une deuxième langue, l'espagnol dans notre cas. Il s’agit de créer un espace commun où les valeurs des deux cultures puissent trouver leur place pour ainsi favoriser l’échange culturel.
A samedi !
Elena Santillan
Pour mémoire,
Survival International, The movement for tribal people. Egalement en français.
Blog
Ecole Mapuche Lafkenche.
Le site de l'Unesco à propos de
Paul Freire.
Le site de Sciences humaines à propos de
Jean Piaget.
Pour mémoire, sur urbanbike
Les Dieux sont tombés sur la tête
# | 21/06/2007 | 09:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Joël Seguin | |
Carnets de route…Dans |
ailleurs |
signé lukino |
par Lukino
Grosse agitation sur le parvis de la cathédrale San Lorenzo Maggiore, c'est une grande journée de rencontre de jeunes catholiques venus des 4 coins de l'Italie. L'évêque régional est de la partie, la police est sur les dents, mais ça ne trouble pas vraiment ces dames réfugiées de l'autre côté de la place.
Ce jeune prêtre photographie l'évêque entouré de gardes du corps.
Le service d'ordre religieux, en tenue réglementaire.
Presque pas de supermarchés en Italie mais de tas de petites échoppes où on trouve tout ce qu'il faut (…par exemple, des parapluies ou des brosses à dents, nous sommes imprévoyants). Ce boutiquier est palermitain, nous avons échangés des paroles émues sur la Sicile dans un mélange de français, d'espagnol, d'italien et de langue des signes.
Naples est toujours aussi bordélique que la dernière fois que je suis venu (il y a 20 ans). Mais on dirait qu'ils se décident à rénover le centre historique. Les constructions se superposent, l'utilitaire jouxte le patrimoine, le tout dans une anarchie totale. La Via Toledo et ses magasins de luxe côtoie des ruelles sombres farcies de poubelles débordantes.
Ce sont les ex-voto déposés par les gens qui ont prié le
saint avant (ou après ?) une opération. Ils tapissent plusieurs chapelles attenantes à la cathédrale, il doit y en avoir des milliers, datés de 1975 à aujourd'hui. On a finalement compris : ces petits morceaux de corps humain métalliques témoignent de la pathologie du malade pour lequel on est venu demander l'aide de Saint Joseph, dont les compétences paraissent toucher (presque) tous les organes.
L'hôtel Bellini n'est pas donné non plus, pour un standing des plus modestes.
À suivre…!
# | 20/06/2007 | 10:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Lukino | |
Jean-Michel ReboulDans |
photographie |
signé lukino |
par Lukino
Jean-Michel Reboul (plus connu dans le métier sous le nom de guerre Jean-Michou le Rebelle) est graphiste. Et comme beaucoup de graphistes, il exerce son talent de compositeur d'image dans le domaine de la photo. Il vient de décider de rendre public un travail (re)démarré depuis un an, et c'est tant mieux. Les fidèles lecteurs d'Urbanbike y trouveront des analogies avec les images d'un autre graphiste qui font l'identité visuelle de ce blog. Même souci du cadrage, des matières, une volonté commune de repérer l'extraordinaire dans la banalité.
Mais à la différence de ce dernier qui ne retouche pas ses images, Jean-Michel effectue un important travail de traitement, à la recherche du rendu qui exacerbera les qualités du sujet. Celui-ci s'en trouve souvent dramatisé par des couleurs froides et métalliques, des scènes anodines versent parfois dans le fantastique. Là ou les fleurs de l'un laisseront éclater leurs couleurs, celles de JMR déploieront leur volutes dans un ocre-brun ou un bleu-gris acier.
Moi qui les connais un peu, je peux vous dire que les points communs ne s'arrêtent pas là, entre l'appétit technologique vorace, l'activisme éclectique et débridé, le goût prononcé pour l'écriture et les horizons lointains (JM Reboul a publié il y a quelques années, sous un autre nom, le compte-rendu de ses tribulations dans l'empire du Milieu,
Un taxi pour Suzhou (voir le
site) ; il anime également un périodique aléatoire gravement non-sensique,
riensavoir).
Et pour les avoir fréquentés, je peux vous affirmer que ce sont là des
Jean de bonne compagnie.
Une bio expresse de
JM Reboul où l'on verra que la vie n'est décidément pas un long fleuve tranquille…
Notes : voir également
Rien et
Noastrologie…!
# | 19/06/2007 | 10:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Lukino | |
Auto-formation avec Eric A. MeyerDans |
ça se lit |
outils graphiques |
par Jean-Christophe Courte
Idée : profitez de ces mois d’été pour vous plonger à fond dans les 436 pages en couleurs de ce nouveau livre du gourou des CSS (Cascading Style Sheets — ou feuilles de style en cascade), Eric A. Meyer. Que vous soyez chevronné ou totalement débutant en ce domaine, ce livre fait la part belle à l’auto-formation par une série d’exemples commentés. Un CD-Rom avec des exercices, quelques tutoriaux signés Lynda.com, est livré avec l’ouvrage.
Mais au fait, c’est quoi une CSS…?
Ces lignes de code que vous ne voyez jamais affectent la mise en pages des sites web… Cela ressemble à une série d’instructions comme ceci :
html, body {
margin: 0px 0px 0px 0px;
color: #333;
text-align: center;
font: x-small/1.6em Verdana,Sans-serif;
}
#wrapper {
width: 643px;
margin: auto;
padding: 0;
text-align: left;
border-left: 1px solid #e3e3e3;
border-right: 1px solid #e3e3e3;
}
a:link {
color: #ff0000;
text-decoration: none;
}
Par exemple, sur urbanbike, elles contrôlent la bonne disposition des deux colonnes de présentation et tous les éléments qui se trouvent dans chacune d’entre-elles, le texte comme les blocs image…
Une soixantaine de didacticiels pour couvrir tout ce que l’on peut faire avec des CSS, de la gestion de contenu jusqu’aux tableaux. Via une série d’exemples pas-à-pas sur un site basique — comprendre que ce dernier est assez austère pour ne pas vous disperser — vous devriez aborder tous les problèmes que vous risquez de rencontrer. Ainsi que nombre de points techniques que vous souhaiteriez voir aborder.
À chaque fois, un exemple disponible sur le CD que vous pourrez modifier et triturer selon les indications du maître — ou améliorer selon vos envies…! C’est d’ailleurs le côté agréable de ce type d’apprentissage, le résultat est immédiatement visible, les erreurs de conception également…!
Certes, il y a déjà pas mal de très bons livres sur les CSS (voir notre liste en fin de billet). Je recommande en complément le gros pavé du même auteur sur les CSS, la référence, un titre non usurpé). S’il est possible d’apprendre en utilisant des outils interactifs comme le très bon CSSEdit (sur Mac), la pratique d’exercices reste un plus.
Le style de l’auteur est direct, clair et offre même la possibilité de suivre certains chapitres pendant vos déplacements en transport en commun. Seul le poids du livre peut être franchement dissuasif. Pas mal d’explications en marge dont l’habituelle question… “Votre CSS, fichier externe ou intégrée dans chaque page…?” Et Eric A. Meyer d’expliquer l’intérêt de ces deux solutions selon les cas… Bref, un excellent cours… à condition d’avoir du temps devant soi (plus sain que de se rôtir sur la plage, non…?!) et de se fixer des objectifs réalistes.
Conception de sites web avec les CSS
Eric A. Meyer
CampusPress
9782744021572 | 35 €

Pour mémoire, d’autres ouvrages chroniqués sur les CSS sur urbanbike :
CSS par l’exemple par Christopher Schmitt (très bonne bible des CSS également)
CSS 2 Pratique du design web par Raphaël Goetter
CSS La référence par Eric A. Meyer
Design web : utiliser les standards (2° ed) par Jeffrey Zeldman
HTML avec CSS et XHTML - Tête la première par Freeman
CSS précis et concis par Eric A. Meyer (la version light de sa bible des CSS)
# | 19/06/2007 | 09:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | |
La chronique du LundiDans |
signé lukino |
travailler chez soi |
par Jean-Christophe Courte
Les relations clients, cela se gère sur le temps… Attention aux copains d’un jour…
Travailler chez soi, c’est au final rencontrer beaucoup de clients sans les voir physiquement, d’où la difficulté d’évaluer la qualité d’une relation en la fondant sur une relation téléphonique.
Attention aux causeries « amicales » qui partent en vrille… Oui, mais votre nouveau client est super-sympa, tellement cool, décontracté au téléphone ! Vous vous sentez en confiance…
Tout d’abord, restez sur vos gardes, soyez concis et essayez de maintenir la conversation dans les limites techniques de votre business. Soyez prudent avec une bonne dose d’humour… « le coup de la maison en bord en mer que l’on prête aux copains, c’est gros, non…?».
Pourquoi ? Simplement, parce que vous risquez de vous faire manœuvrer très vite une fois un « vernis de pseudo camaraderie » établi. Avec, comme conséquence, de vous retrouver à bosser plus que nécessaire… Eh oui ! « On se tutoie, on a des tas de centres d’intérêts communs, je peux te prêter ma maison à la mer… » et cela se termine en bousillant votre week-end pour rendre service à votre nouveau « copain »…
De plus le « petit service » qu’il vous a demandé peut déraper joyeusement et vous amener à négliger, faute de temps, vos autres missions en cours…

Cet extrait est tiré de Comment travailler chez soi…
# | 18/06/2007 | 09:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | |
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