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Le retour des afficheurs numériques

Chronique ordinaire | Première version de cette chronique publiée sur 01net en avril 2001
Dans | groummphh |

par Jean-Christophe Courte

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À l’occasion du salon du livre, le e-book est redevenu d’actualité. Pensez donc ! Un écran plat, une épaisseur mannequin, des milliers de pages en réserve, la possibilité de lire dans le noir, d’ajouter des notes… Pour un peu, on enterrerait le papier en fanfare ! Le e-book, on nous serine que c’est l’avenir de la lecture. Il y en a même pour nous promettre que le téléphone portable va se transformer en “lecteur”* et permettra d’écouter la radio, de recevoir des vidéos et surtout de lire. Evidemment, téléphone actuel finira à la poubelle et sera remplacé par un terminal nettement plus gros - faut savoir ce qu’on veut !- histoire de lire sur l’écran une ou deux phrases avant de passer aux suivantes. Soyons sérieux ! Prenez un livre. Si, si, prenez-le dans la main… deux mains s'il est trop lourd ! Déjà, il se passe quelque chose. Chaque ouvrage a un poids différent qui va vous inciter à le poser sur une table, l'emporter dans votre lit, le glisser pour la route dans votre sac à dos. Ce livre, vous l'avez choisi entre tous pour son format, sa couleur, l'écriture de son titre… Votre main a hésité entre celui-ci et cet autre.

En l'ouvrant, hors la poussière ou l'odeur de l'encre qui chatouille vos narines, il y a la texture du papier qui parle à vos doigts, le bruissement des feuilles, la typographie, la mise en pages. Parfois, quelques notes de votre précédente lecture, la souplesse de la reliure domestiquée, l'usure de la couverture vous renvoient à des souvenirs.

Maintenant, choisissez une vingtaine de livres de votre bibliothèque. Assemblez ces volumes les uns contre les autres. Cet amalgame baroque de couleurs, de hauteurs et d'épaisseurs différentes est encore une invitation à la lecture.

Téléchargez ces mêmes vingt bouquins sur un site et stockez-les dans un afficheur numérique. Ah ! effectivement, on a gagné en épaisseur, en système de navigation. On ne flâne plus, on lit efficace ; enfin, c'est ce que l'on nous vend. Argument suprême, on ne coupe plus d'arbres !

C'est vrai qu'avec un e-book, cela va devenir plus propre : on pourra licencier des pans entiers de professionnels des arts graphiques (faut choisir) et on jettera à la ferraille les afficheurs usagés. Et dire qu'un livre redevenait de la pâte à papier...

Et la sensualité, bordel ? Numérisée elle aussi ? Un livre, cela s'approprie. Ca se prête, ça s'offre, ça se dédicace, ça s'use, ça se patine. Un livre, c'est physique ; ça nous accompagne dans notre vie quotidienne.

Dans ce qui nous est proposé par les marchands pacotille électronique, aucune sensualité. Adieu les petites madeleines, poches à souvenirs. Où est la magie ? Les vendeurs s'en fichent : on est dans l'utile, le pratique ; façon Canada Dry. Dans le cas du e-book, on a un concentré de lecture relativement lisible et un accessoire de plus à transporter. Prévoyez le sac antichocs !

Quitte à lire sur un écran, celui de mon PowerBook me va très bien. Mon portable possède de plus un clavier, une souris. Il me sert à écrire, à communiquer, dessiner, calculer ou lire des fichiers pdf (acrobat) ; des textes que je peux d'ailleurs imprimer.

Dans mon sac à dos, celui qui trimballe quotidiennement mon micro, il y a toujours un ou deux bouquins qui le calent. Ça me fait de la lecture pour le RER. Et quand un livre me tombe des mains le soir ? Vous inquiétez pas, je n'ai pas besoin d'un service après-vente pour passer à la page suivante !

Note : PhoneRe@der, filiale à 100% de France Télécom

Prometteur WriteRoom

Écrire plein écran
Dans | utilo pratique |

par Jean-Christophe Courte

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Souvenons-nous que nous avons bien souvent besoin de calme, de sérénité pour écrire un mot, un courriel, un billet, une note… Or notre esprit est généralement accaparé par notre environnement et sa multitudes de petites fenêtres qui le parsèment et clignotent sur notre écran… Avec WriteRoom, une application en béta que je viens de découvrir (…et aussitôt d’adopter), c’est immédiatement le calme, même si mon écran additionnel reste visible et affiche les nouveaux mails reçus… Dès lors, concentration…! Une seule tâche : écrire, rédiger avec une interface minimaliste et reposante (texte vert sur écran noir plein pot). Le menu ne se dévoile que si ma souris vient au bord supérieur de l’écran. Mieux encore, le correcteur orthographique fonctionne d’emblée et le dictionnaire de ProLexis étant actif, je peux solliciter Myriad si besoin est. WriteRoom souligne en rouge tout terme inadéquat ou non reconnu… Le concept n’est pas nouveau, souvenez-vous des textes ambres sur fond noir… Côté typo, impeccable, je ne suis pas en mode mise en pages, je suis en mode rédaction… J'ai besoin de retourner à d'autres applications pour travailler, un simple control-commande-Z et voici WriteRoom, petite fenêtre noire parmi les autres… Ce produit minimaliste est une oasis de tranquillité et permet à toute personne qui a besoin de concentration de travailler la matière de son texte sans souci. le seul bémol reste la sauvegarde du texte… On peut effectivement enregistrer sous son texte mais je ne vois pas encore de possibilité de l'enregistrer au fur et à mesure. À la réouverture, c'est pire et constellé de signes diacritiques…
Mais c'est une béta et je suis certain que le développeur de Mori fignolera son produit dans les semaines à venir. Pour l'instant pour récupérer le texte, une solution est de passer par Word et d'ouvrir le fichier comme issu d'un document HTML… Bref, encore un petit produit à suivre mais pour rédacteurs uniquement…

Note : en fait, j'ai oublié de spécifier que WriteRoom enregistre tout seul comme un grand ses notes comme l'aide-mémoire… Vous quittez l'application, vous le relancez deux jours plus tard, tout est là…!!
Ceci explique pourquoi je l'ai adopté pour rédiger mes billets AVANT de les mettre en forme…

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