À quoi carburent mes écrans…

En vrac, ébauche de réponse…
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Ce billet est un écho imparfait au billet de François Bonet vous, votre Mac, il carbure à quoi ? publié jeudi (hier). D’ailleurs, je vous engage à lire de suite son passionnant long texte et découvrir quels sont les outils employés quotidiennement par un auteur. Mais pas que ça.

Après l’avoir lu, j’ai démarré aussi sec (et oublié la manière dont François avait procédé, chacun son style).

Dans ma pratique, c’est un peu plus compliqué car mon métier n’est pas l’écriture mais de réaliser des couvertures de livres (…oui, je suis graphiste de livres mais, comment dire, ça ne nourrit plus son homme…). Ce n’est pas parce que j’ai écrit une douzaine de bouquins techniques que je suis devenu un écrivain. Néanmoins, j’emploie des traitements de texte depuis, euh, longtemps (…et même des machines à écrire comme une composphere dans une vie antérieure) — lire ce billet et ma saga en trois parties pour les plus curieux.

J’ai démarré en 1984 sur un Lisa, employė assez vite Word pour son mode Plan (même écrit quelques bouquins avec… et dessus…), suis tombé totalement amoureux de FrameMaker (voir cette première chronique d’urbanbike) qui a disparu de l’univers Apple (grrrrrrr…!) alors qu’il était la Rolls de la mise en forme de docs techniques.

@urbanbike

Herlin, ce matin

Aujourd’hui…

Pour ma part, je bosse sur un ordinateur (…un MacBook Pro 17" qui est mon unique machine, qui me suit partout, même pendant ces périodes où je suis censé être en vacances : quoi de plus naturel de faire profiter d’un air plus pur à son fidèle compagnon !?).

Le choix de cette machine n’est pas innocent car son écran affiche la même résolution que mon écran fixe 23", ce qui m’évite de chercher mes outils quand je suis en régie ou en déplacement. Il y a trois ans, il n’y avait pas d’écran Retina (je rappelle cela pour désamorcer les remarques les plus niaises…!).

Mais j’utilise également un iPad (…même que j’ai écrit un bouquin à propos de cette tablette…), la première ébauche à 95 % - liens compris - de ce billet à été saisie dessus, comme d’habitude. Certes, les experts auto-proclamés affirment que l’on ne peut pas travailler avec une tablette. Pour ma part, je ne cesse de la considérer comme une machine à saisir, à noter, à crobarder. Cet iPad est modeste, 32 Go et wifi uniquement.

J’emploie aussi un iPhone (…oui, la totale sinon comment pourrais-je rédiger tous mes billets pour urbanbike…?!). Mes clients ont mon numéro de portable et je reçois mes courriels sur cet écran, condition indispensable de survie pour un indépendant. Même en vacances.

Des choix affirmés

Contrairement à François, j’ai fait depuis longtemps le choix d’un compte pro sur DropBox, ce qui me permet de retrouver sur mes multiples écrans le même contenu synchronisé avec la version chronologiquement la plus récente.

Ensuite, j’ai fait le choix pour l’écriture de n’employer que des applications capables de lire le même format .txt et supportant Markdown, voir MultiMarkdown. Tous mes traitements de texte pointent dans le même dossier DropBox.

J’ajoute également une application commune clé sur ces trois écrans, TextExpander en regrettant juste que les applications griffées Apple sous iOS ne le supportent pas. Tous mes outils de texte sur iOS supportent ce fabuleux utilitaire qui est à des années lumières de Raccourcis sous iOS.

Coté applications natives, je reste sur Mail, Safari et, surtout, Messages qui me permet de recevoir sur tous mes écrans les SMS de mes gamins.

Pour gérer mes comptes et codes d’accès, j’emploie 1Password sur tous ces écrans, application qui ne passe pas par DropBox volontairement.

Alors, pour répondre indirectement à François et prendre la balle au bon(d)…! Je vais mettre l’accent sur les traitements de texte mais pas que.

sur l’iPad

Clairement devenue mon olivetti portable. Mon iPad est identifié comme Olipad (…et non sous la couette pad…!)

  • Si je ne devais conserver qu’une seule application sur l’iPad. Daedalus touch est le traitement de texte qui m’est strictement indispensable pour écrire sans être distrait (voir cette chronique sur urbanbike). Une justification de ligne idéale en mode paysage, une ambiance gris léger avec une typo idéale (…très bon choix du Goudy Bookletter 1911), une barre additionnelle avec mes balises Markdown. Sans oublier un accès à un navigateur internet sans quitter l’application. Et basta… Cette application me permet d’exporter au format ePub, RTF et PDF, un fragment seul comme tout un dossier. Et comme je m’attends à une compatibilité soutenue avec Ulysses 3, ce n’est pas maintenant que je vais lâcher ce produit.
  • Day One (voir cette chronique sur urbanbike) pour la gestion de mes notes tous azimuts, avec ou sans photos. Je démarre désormais la majeure partie de mes notes par une photo prise avec l’iPhone, insert la vue souhaitée avec un bout de texte et la localisation de cette dernière. Et hop, synchronisation via DropBox. Et donc je retrouve mon fragment de note dans l’iPad (ou sur le Mac, toujours via Day One). Si la note devient d’importance, elle bascule temporairement sur Daedalus touch — ou Byword sur mon Mac. Puis retourne sur Day One une fois terminée.
  • Autre outil bien pratique à mes yeux, le petit Robert (voir cette chronique sur urbanbike), dictionnaire que je consulte dès que j’ai un doute (…il est inutile de ricaner et de me faire remarquer que ce n’est manifestement pas assez fréquent !).
  • iThoughtsHD (voir cette chronique sur urbanbike) que j’utilise de plus en plus comme un mode planqui exporte en OPML et en Markdown. Du coup, j’ai abandonné l’excellent ThinkBook qui ne supporte pas TextExpander et ne propose rien pour markdownner.
  • Hormis les outils livrés avec l’iPad, je reconnais utiliser de plus en plus Tweetbot en relation avec Readability (voir cette chronique sur urbanbike) au détriment de Twitter et Evernote.
  • Coté prises de notes dessinées, je suis très à l’aise avec Noteshelf (voir cette chronique sur urbanbike) — et un stylet bamboo — malgré le rendu un peu plus sec de l’écriture calligraphiée sur l’iPad 3.
  • J’emploie enfin Zite (voir cette chronique sur urbanbike) et Flipboard (voir cette chronique de 2010 sur urbanbike) pour la veille, ce dernier puissant dans mon compte Google Reeder, etc.
  • Réveil qui, comme son nom l’indique, me sert tous les matins.

Voilà pour l’aspect texte et suivi sur le net. Je vous fait grâce du reste, entre l’application du Crédit Agricole (Mon budget), DropBox, Box.net ou GoodReader. Ou même Adobe Reader qui s’améliore à chaque version.

sur l’iPhone

Ce n’est pas ma machine à écrire mais plus ma boussole-carte-appareil-photo-couteau-suisse.

  • Des outils de prise de vue : Caméra+ pour du post-traitement rapide et, en amont, MPro, Nofinder et 645PRO. Sans oublier Instagram, Tumblr et Pudding.to pour publier.
  • Day One bien entendu avec SIRI pour dicter les billets. Et les démarrer avec une vue puisse dans Photos et préalablement prise par l’une des quatre applications dédiées et citées juste avant.
  • Dixel mobile comme juge de paix orthographique.
  • Ici l’application officielle de Twitter, Zite et Flipboard également quand je me retrouve à attendre. Ou Tanzen si aucune connexion.
  • Tomtom Europe dès que je pars en rendez-vous dans des contrées inconnues (banlieue) avec SNCF transilien, RATP. Ou €ssence si voiture.
  • i41CX+, une calculatrice rpn (notation polonaise) que j’ai également sur l’iPad.
  • WeatherPro pour savoir comment m’habiller pour le rendez-vous à venir (comprendre, prévoir ou non une veste imperméable…!)

sur le Mac

Bon, là, la situation est nettement différente. Autant sur les écrans nomades, c’est la dernière version d’iOS qui prime ; autant sur le Mac, je suis resté sous Lion. Pas encore de FontAgent Pro pour ML. Or comme c’est ma machine de production avec Adobe CS avec ProLexis et des scripts signés InDiscripts ou encore Adobe Lightroom, je reste prudent.

  • Comme traitement de texte, Byword par défaut, en lieu et place de TextEdit et pointant dans le dossier DropBox. Le HTML pondu depuis un texte MultiMarkdown va directement dans urbanbike. J’apprécie particulièrement cette application que j’utilise comme Daedalus touch tous les jours.
  • Day One (non, sans blague…!?) pour collecter toutes mes notes finies ou pas (c’est pourquoi j’ai dépassé les 500). Pire, à cause d’Anthony et de son application compagnon Day Two, j’y stocke désormais des articles trouvés sur le net. Bref, cela me permet d’avoir une sorte d’Evernote personnel, ce qui ne me déplaît pas.
  • MultiMarkdown Composer (avec sa gestion de sommaire) et Marked. J’attends avec intérêt la sortie prochaine de MultiMarkdown Composer sur iPad…
  • Tree (voir cette chronique sur urbanbike) en relation avec iThoughtsHD.
  • Dans la série applications indispensables, en vrac : Path Finder, SuperDuper!, FileMaker Pro qui me sert pour plein de choses dont ma compta, Numbers qui a finit pas détrôner Excel, Name Mangler pour renommer mes fichiers, Cobook, Transmit ou Twitter (la seule à afficher tous mes comptes). Et même Timbuktu Pro pour des raisons historiques.
@urbanbike

Herlin

C’est tout ?

Non, mais l’idée était d’évoquer des produits utilisés quotidiennement pour écrire. J’attends la version 3 de Ulysses qui devrait bosser avec Daedalus touch, etc.

Alors, en résumé, au risque de me répéter :

  • premier jet, première idée de billet, note, propos, sérieux ou farfelu : Day One. Ma dernière note hier soir ? Aurélia qui respire des fleurs d’hortensia et qui nous fait remarquer que ces fleurs ont l’odeur du caoutchouc. Bref, tout billet atterrira, une fois achevé, dans Day One.
  • développement d’un billet, idée, note…
    • Si très court, je reste sur Day One d’autant plus volontiers que cette application possède une barre additionnelle Markdown.
    • Si cela doit dépasser 2 minutes, copier/coller vers Daedalus touch.
  • jusqu’à présent, c’est à 90 % sur iPad. La finition de mes textes, (intégration des images, etc.) se fait sur Mac.
  • une fois terminé, le texte reste dans un dossier accessible depuis n’importe lequel de les traitements de texte. Et, par habitude, sécurité, respect de l’ordre chronologique, copié tel dans Day One.

À suivre…

Là, je teste iPhoto et un peu usine à gaz, termine un billet pour David, etc.

image du monde végétal — close-up
logotype d'urbanbike

Images végétales sur…

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Lire les contributions… | d’urbanbike sur

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Trouvé sur le net, notés sur…

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One Tap Less | Blog

cf. lien publié le 23/11/2014 à 19:18

Pour des distances inférieures à 5 km, l’usage de la force musculaire (vélo, marche, traction animale) est la plus appropriée

cf. lien publié le 23/11/2014 à 18:50

cf. lien publié le 22/11/2014 à 08:11

cf. lien publié le 20/11/2014 à 21:07

cf. lien publié le 20/11/2014 à 15:19

cf. lien publié le 20/11/2014 à 07:08

Moi, j’écris à la main et je m’en veux. Si j’avais un traitement de texte, je corrigerais aussitôt les répétitions de mots. Imaginez que je ne sais même pas taper sur une machine mécanique ! Il faut qu’une âme charitable saisisse mes manuscrits. Je sais, c’est ridicule.

Mais l’ordinateur, c’est trop rapide, ça me donnerait le vertige. Et ça retirerait l’aspect physique de l’écriture dont j’ai besoin. Je n’ai pas davantage d’adresse e-mail. Heureusement, Dominique, ma femme, en a une.

cf. lien publié le 18/11/2014 à 15:24

cf. lien publié le 17/11/2014 à 09:28

3D printed filter holder for the Nikon 14-24mm f/2.8 lens | Nikon Rumors

cf. lien publié le 16/11/2014 à 21:11

cf. lien publié le 16/11/2014 à 17:08

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