image du monde végétal — close-up

Mode dictée

À l'usage…!
Dans | dans mon bocal | groummphh | sans attaches |

par Jean-Christophe Courte

Voilà quelques semaines que l’iPad 3 est sorti. Hormis la qualité renversante de l’écran (là, on insiste pas, même mon 23" me semble flou…!), j’utilise de plus en plus le mode dictée. Voir sur l’iPad 3 dans Réglages > Général > Clavier > Dictée pour l’activer. Sinon essayez Dragon Dictation sur les iPads de génération précédente.

L’effort vaut la peine. Certains auteurs enregistrent leurs idées sur un dictaphone, puis les donnent à saisir à un service extérieur. Où les traitent après réécoute. Avec le mode dictée, tout se fait sous nos yeux. L’aspect magique est bien cette transformation immédiate de nos paroles en texte. Il faut trouver le bon rythme, parler avec le bon tempo pour que chaque mot soit reconnu.

Je ne sais pas si je rédige plus vite, si mes idées sont plus acérées, mais je dois reconnaître que cela modifie ma manière de procéder. Désormais je peux rester calé par trois coussins (sic !), confortablement installé sous ma couette (re sic !), et dans le même temps, réfléchir à ce que je vais dire. Bon, je suis le premier à reconnaitre que c’est politiquement incompatible avec les valeurs du vrai travail…!

Le mode dictée sur l’iPad 3 n’oblige pas à choisir un outil en particulier. Je peux l’utiliser sur Day One mais également dans Daedalus touch, Messages ou FileMaker Go. Il suffit juste que le clavier soit visible et hop…! La prise en compte de ce mode demande quelques efforts. Si vous ne souhaitez pas en faire, laissez tomber !

Pour le dyslexique que je suis, c’est génial. C’est plus simple de dicter phrase par phrase un billet que de le saisir au clavier avec mes gros doigts malhabiles. Aussi, après des semaines d’expérimentation, je ne peux plus m’en passer.

Pour autant, ce texte dicté n’est jamais, ô grand jamais, une mouture définitive. Ce sont des notes, des fragments, des phrases que j’agence après coup soit sur l’iPad dans Daedalus touch, soit sur Mac dans Byword, DropBox faisant le lien permanent entre ces deux écrans.

Dernier point : il est important de bien détacher chaque mot pour que le mode dictée fonctionne le mieux possible. Bref, comme un acteur classique sur les planches, prononcez ! Soyez Fabrice Lucchini face à votre iPad ! Détachez chaque mot, chaque syllabe. Mais pas trop de silences entre ces dernières, sous peine de découvrir une interprétation hilarante de vos paroles…!

J’imagine qu’un Flaubert aurait aimé l’iPad dans son gueuloir !

Enfin, ce n’est pas inutile à un autre titre…! Cet exercice permet de se rendre compte à quel point nous ne faisons plus assez d’efforts pour nous faire comprendre…!! De là à prétendre que ce mode dictée peut devenir une manière de rééduquer notre diction, il n’y a qu’un pas… que je franchis allègrement ! Inutile de prétendre ici que votre iPad est sourd, c’est bien nous qui n’articulons pas suffisamment !

Attention, ce mode n’est pas capable d’appliquer les règles grammaticales sur votre texte et il vous faudra nécessairement le relire et le corriger. Si une pensée structurée s’énonce clairement, il m’arrive d’hésiter, de prendre le temps pour choisir mes mots. Et perdre le fil de ma pensée !

Installez-vous dans un coin tranquille pour de longues conversations en tête à tête avec votre tablette et vous écouter… parler !

Rendez-vous compte : enfin une oreille compatissante qui ne vous reprochera jamais de vous répéter, de radoter. Ou encore de saouler votre entourage !

La touche magique…!
La touche magique…!

Gratuit votre stockage ?

5 Go gratuits, non 7, non 25…!! Qui dit mieux…!
Dans | entreprendre en solo | groummphh | sans attaches |

par Jean-Christophe Courte

Et voilà, avec l’arrivée de Google Drive et ses 5 Go de base gratuits, Microsoft SkyDrive qui en propose 7 puis 25 gratuits, paf, c’est la surenchère… Du coup, DropBox avec ses 2 Go gratuits semble largué. Remarquez que j’ai écris semble car le service de synchronisation de ce dernier est hyper efficace comme je peux en témoigner quotidiennement entre mes usages entre iPad, iPhone et Mac. iCloud nous propose 5 Go gratuits, Box.net 5 Go également. Et je n’évoque pas toutes les solutions qui prolifèrent.

Bref, tout le monde veut des solutions de stockage gratuits. Pour ma part, je ne crois pas réellement au gratuit. Il faut bien à un moment ou un autre que le service que vous utilisez gagne de l’argent.

Non…?!

  • J’emploie iCloud car liée à mon système d’exploitation et indispensable pour assurer la synchronisation de ma messagerie et de mes calendriers. J’ai encore jusqu’à la fin juin 50 Go, reliquat de mon contrat MobileMe mais j’ai réduit au minimum si bien que je tourne à près de 1 Go.
  • J’utilise quotidiennement DropBox avec un compte professionnel de 50 Go + l’option Conservateur. Sur ces 50 Go, seulement 35 % sont utilisés.
  • J’emploie également box.net avec un service gratuit de 50 Go comme un gros FTP. Je fus par hasard dans les premiers à utiliser l’application Box sur iPad et me suis retrouvé avec ce privilège de 50 Go que je boude pas, ce service fonctionnant fort bien même si l’accès à ce volume théorique est limité par une bande passante réduite… Pour exploiter plus à fond ce volume, box.net m’encourage à payer, ce qui est normal. Peu importe, je ne stocke chez eux que les fichiers PDF de mes opérations terminées et ce dispositif me permet de les commenter, ce qui est fort pratique.

Pour autant, le service qui me donne quotidiennement réelle et totale satisfaction reste DropBox. C’est pourquoi j’ai renouvelé mon abonnement annuel, il y a quelques jours.

Or ce qui me sidère, c’est cette course aux services gratuits. En gros, pour ne rien payer, êtes-vous prêt à livrer vos propres données personnelles à des services dont vous ne savez pas grand-chose…? Ou trop…! Il est clair que je ne serais pas client de certains services lancés ces derniers jours…

C’est dans ce cas là que je me rends compte que je suis un vieux con…! J’apprécie de pouvoir payer pour un service. À partir du moment où je paye, je peux protester s’il y a dégradation du service. J’avais d’ailleurs mal compris les nouvelles conditions de service de DropBox avant l’intervention raisonnée de Marc.

Bref, un service gratuit me semble à l’image de megaupload : un jour, ça existe ; le lendemain, cela peut disparaître. C’est pour cela que je dispose de mes propres outils de messagerie, de mon propre ftp, de mes propres noms de domaines. S’il y a un dysfonctionnement, je sais que mon hébergeur va intervenir au plus vite car je le paye pour ça.

Pour ces services, il est évidemment tentant d’attirer de nouveaux entrants avec des offres de services volumineuses. Quelque soit l’offre proposée — 2, 5, 7 ou 25 Go— il est rare que l’utilisateur emploie ce volume. Ces services le savent fort bien, statistiques en main.

Alors, qu’est-ce qui est le plus important pour vous, le volume théorique ou la qualité de service. On en parle à nouveau dans quelques semaines…?!

Coup de soleil hier…
Coup de soleil hier…

Caillebotis…

Entre deux passages de pluie…
Dans | ailleurs | dans mon bocal | groummphh |

par Jean-Christophe Courte

Tiens, un rayon de soleil…
Tiens, un rayon de soleil…
Tiens, un second rayon de soleil…
Tiens, un second rayon de soleil…

Depuis, la pluie a repris le dessus… J’attends à l’abri la prochaine éclaircie.

10 applications essentielles pour bosser sur iPad

Mise à jour
Dans | dans mon bocal | entreprendre en solo | sans attaches | travailler chez soi |

par Jean-Christophe Courte

Ma précédente liste d’applications essentielles pour iPad remonte (…déjà !) à décembre 2011 (j'avais écrit 2012, besoin de vacances, là). Comme je viens d’en tester plus de 150 pour les besoins de biiiip…!, avant de passer à autre chose (…il n’y a pas que l’iPad dans la vie), je me propose de réviser cette sélection d’autant que 4 mois se sont écoulés.

En dehors de Mail, Safari, iBooks et Messages — cette dernière application fait une étonnante percée dans mon quotidien pour communiquer via SMS ou MMS — et même si j’ai été enthousiaste vis à vis de nombreux produits (…et le suis toujours), voici les 10 applications hors celles livrées par Apple que je conserverais si je devais me limiter à ce chiffre.

  • Daedalus touch (lien iTunes) reste toujours en tête des applications dont j’aurais le grand mal à me passer. Quitte à ne choisir qu’un seul traitement de texte, c’est cette application qui conserve ma préférence pour son mode feuillets et piles (sheets and stacks), un mode qui permet de réorganiser à tout moment l’ordre de ces feuillets. J’apprécie le support de TextExpander, une justification de ligne réduite en format paysage et sa double sauvegarde possible vers DropBox et MobileMe. Et ce, quand “je” le souhaite (et non à mon insu…). Sans oublier la sobriété épurée de son interface, l’arrivée de Markdown, sa barre additionnelle personnalisable et ses ambiances de travail. Ou encore son accès direct à internet sans quitter Daedalus touch, son export en PDF et en ePub markdown. Les alternatives restent iA-Writer, Byword, Writing Kit, Nebulous Notes et Thinkbook. Day One reste un challenger intéressant mais j’ai bien écrit que je me limitais à 10 produits, chacun dans une catégorie donnée.

  • TextExpander (lien iTunes) comme complément d’écriture indispensable à mes yeux tant sur iPad, iPhone que sur Mac. Attention néanmoins : avec iOS 5, Apple a ajouté des raccourcis (Réglages/général/clavier) qui permettent de les employer partout dont dans Mail… Avec une très grosse limitation : comment les partager sans création de set et sans possibilité d’export vers d’autres périphériques dont mon iPhone ? Ces raccourcis vont certainement peser dans OSX 10.8 et iOS 6 mais pour le moment, TextExpander — qui fonctionne avec plus de 150 applications — reste indispensable et j’espère qu’Apple va composer avec et excellent produit.

  • Twitter (lien iTunes) contre vents et marées même si Echofon ou encore tweetbot sont fort intéressants. J’apprécie ici le mode volets qui me permet de visualiser les contenus en même temps que la colonne des tweets. J’apprécie aussi la colonne de gauche qui me permet d’afficher tous mes comptes et de passer de l’un à l’autre de manière très simple.

  • Zite (lien iTunes) de préférence à Flipboard (lien iTunes) pour suivre les thématiques qui m’intéressent. Avec Zite, j’ai toujours des infos inédites, des accidents de lecture que ne me procurent pas ma liste portant étendue de fils RSS.

  • i41cv (lien iTunes) pour mes calculs en notation polonaise (du RPN), le seul mode que j’arrive à utiliser ! Alternative…? RPN calc HD (lien iTunes)…

  • Noteshelf (lien iTunes) pour les crobards et, surtout, les notes manuscrites. J’apprécie la réactivité de cette application qui me permet d’écrire vite. Une alternative ? En mode moins puissant mais qui me surprend à chaque nouvelle version, Bamboo Paper. Ou bien encore Sketch Rolls. Mais j’ai bien précisé que je ne veux garder qu’une seule application par catégorie…!

  • Le Petit Robert (lien iTunes) pour vérifier le sens des mots et me servir de juge de paix même si le Larousse ou encore le Dixel restent à portée de doigt. Quand j’ai un doute sur un mot que j’emploie, une expression, je m’y réfère (et pas assez souvent…!). L’ergoniomie est parfaite et d’une célérité épostouflante.

  • InkPad (lien iTunes). Voilà une application méconnue qui récupère des fichiers SVG que je peux du coup retraiter sur iPad. Cet outil est une sorte de Adobe illustrator sur tablette. Je peux dessiner ou redessiner vectoriellement puis exporter ensuite les fichiers au format PDF. Je ne vous fais pas un dessin, indispensable pour mon job de graphiste.

  • FileMaker Go 11 for iPad (lien iTunes) reçoit peu-à-peu toutes mes bases de travail. La version 11 me permet de récupérer assez facilement des données démarrées sur mon Macintosh et de les consolider. Une version 12 est proposée mais requiert la mise à jour de FileMaker Pro.

  • Firetask for iPad (lien iTunes) pour tout ce qui est organisation professionnelle, gestion et rappel des tâches à réaliser. Son panneau Organizer est un modèle du genre, tout en déplacement au doigt des fiches. Todo for iPad ou Things sont remarquables mais je n’évoque que mes indispensables.

Bon, d’aucuns vont me reprocher de ne pas ajouter Weather4D (ou WeatherPro HD), 1Password, Evernote, iThoughtsHD, Reeder, Soulver, la suite iWork, Readability, Snapseed, SketchBook (ou Art Set). Et bien sûr GoodReader, *Box, Adobe Reader. Sans oublier Réveil HD qui me tire de mon lit chaque matin…!

Non, j’ai bien resserré non sans mal à 10 applications…!

La nuit, les iPads sont gris…
La nuit, les iPads sont gris…

La charpente, mode d’emploi

Jean-Louis Valentin
Dans | architecture | ça se lit | jardin planétaire |

par Jean-Christophe Courte

Petit livre de 96 pages, voilà un bouquin qui va intéresser le nombre de maitres d’oeuvre, mais aussi les artisans comme les propriétaires de belles charpentes à restaurer. L’auteur avait déjà rédigé un ouvrage sur le colombage (voir cette chronique sur urbanbike), il récidive dans un domaine qu’il connaît sur le bout des doigts. En effet Jean-Louis Valentin est architecte DPLG, maître charpentier et compagnon du devoir.

Un simple examen de la table des matières permet de balayer toute la richesse de cet ouvrage. Il traite des essences à employer, de l’abattage des arbres, de la préparation des bois puis aborde le travail du charpentier, de l’étude de l’épure au levage de la charpente.

Les différents types de charpente sont abordés, de celle à la Mansard en passant par la Philibert (plus d’info sur ce site) et les problèmes habituels de triangulation comme de contreventement. L’auteur insiste sur les désordres courants d’une charpente ainsi que sur ses ennemis naturels, la vrillette ou le capricorne du chêne, voire la termite.

Mais la partie la plus intéressante de cet ouvrage repose sur des interventions, des études de cas. L’auteur explique comment intervenir sur un entrait, un arbalétrier, un poinçon, une panne, ou encore sur une croupe. Peu de texte, mais de nombreuses illustrations donc il faut souligner la grande qualité.

Un livre qui devrait servir à tous les futurs compagnons du devoir, bien entendu aux artisans qui interviennent sur des ouvrages. Mais aussi à destination des étudiants en architecture qui souhaitent découvrir ces techniques traditionnelles.

À compléter avec louvrage sur les colombages…
À compléter avec l’ouvrage sur les colombages…

La charpente, mode d’emploi
Collection chantiers pratiques
Jean-Louis Valentin
Eyrolles
9782212134544 | 12 €

image caddie

Pour mémoire, voir aussi :

logotype d'urbanbike

image
     
    Ailleurs… | la petite bande d'urbanbike, les amis et les sites que l'on aime…