C’était le 27 janvier 2010… Souvenez-vous, un certain Steve Jobs présentait un truc tout plat, au nom qui a immédiatement suscité les quolibets, l’iPad (et non iSlate comme d’aucuns le pensaient). Relire ma chronique le lendemain du lancement de ce grosPod que j’attendais depuis des mois. Depuis février 2006 à vrai dire.
Deux ans plus tard, certains experts découvrent qu’ils se sont gentiment gaufrés…
Je me souviens des premières réactions, de toute cette foule de déçus qui n’avaient pas un produit assez… Assez quoi d’ailleurs…? Pas de caméra, pas de connexion FireWire, pas de… clavier, de disque dur externe. Pire, pas Flash. Bref, le truc nul par excellence. Relisez les commentaires sur les forums…
Pourtant, si j’ai bien compris, ce sont — en cumulé — près de 50 millions d’iPad qui ont été vendus fin 2011 (12,9 en 2010 + 36,5 en 2011). Et 100 millions de ventes cumulées prévues fin 2012.
Mon iPad version 1 est désormais dans mes mains de ma fille qui s’en sert pour écrire son journal, répondre à ses mails, interroger ses nombreux dictionnaires, rechercher une info sur wikipédia. Pas de compte Facebook mais un enthousiasme contagieux en découvrant les dernières versions de Sketch Rolls, Phraseology ou iDesk comme cet après-midi.
Sans oublier nos échanges via l’application iMessage même quand je suis à l’extérieur. Ou sa joie à tourner les pages des livres interactifs sur iBooks, une fabuleuse idée de ce que devraient être des livres scolaires en lieu et place de ceux qui tapissent pesamment son sac d’écolière.
Ma moitié est passée au iPad 2 en lieu et place d’un MacBook Air, elle qui a démarré sur un Lisa, une inconditionnelle du couple clavier/souris qui lui a servi à réaliser d’innombrables présentations, diaporamas, rapports sur MacDraw et consorts.
Aujourd’hui, le iPad est dans la cuisine, dans nos chambres, à coté de mon MacBook Pro, m’accompagne en voiture, dans le RER. Sans oublier la nuit.
Un sacré échec…


