image du monde végétal — close-up

La page électronique

Le lion qui chasse ne fait pas de bruit
Dans | édition américaine |

par Joël Seguin

En rédigeant ces billets, j’apprécie la feuille de style des blogs qui rend enfin la lecture numérique plus confortable sur internet. Ce qui manque cruellement aujourd’hui, c’est un format d’écran d’ordinateur tenant compte de cette large colonne d’une quinzaine de centimètres à laquelle s’adosse une colonne plus petite. Parfaitement adaptée à notre utilisation quotidienne, l’éditeur ne manquera pas de remarquer le format et la largeur de ligne utilisés pour optimiser la lecture : celui du livre.

En quelques mois, une porte s’est donc ouverte pour accueillir une version électronique du livre papier puisque la présentation du blog s’impose comme le standard de lecture sur internet. Une technologie numérique s’appuyant sur une pratique culturelle bien ancrée, cela fait penser au succès du iPod.

Une deuxième porte est en train de s’ouvrir via la définition irréprochable des écrans. Je ne me lasse pas des photos en haut de page de ce blog : prises avec un bon appareil, elles sont reproduites avec une qualité d’image qui ne cesse de croître, au rythme des derniers progrès technologiques.

L’usage de la version électronique du livre papier est une question de timing. Car les services fabrications des maisons d’édition sont au diapason : les livres sont… de fiables et efficaces Pdf dans leur forme finale avant impression.

L’interactivité, point faible du Pdf ? Non, je n’en n’ai pas besoin, je suis déjà pleinement interactif en tant que lecteur avec l’auteur. Un prix inférieur car sur le net ? Pas vraiment. Comme ces lecteurs prêts à payer le livre plus cher s’il respecte l’environnement, je n’ai aucun problème à payer le prix du format papier pour être autorisé à télécharger le Pdf de mon prochain livre à partir du moment où mon ordinateur portable est mieux adapté.

Editeur, je chercherai moins la rentabilité par le volume de livres imprimés, ce qui augmente mes coûts mais je me rattrape sur la non-distribution physique du livre dans sa version électronique.
Auteur, je préserve mes droits, ma relation privilégiée avec mon éditeur et ma visibilité.
Libraire, je répartis mes ventes entre le livre papier et les versions électroniques téléchargées en magasin ou sur mon site web pour lesquelles je perçois le même pourcentage à chaque vente.
Lecteur, j’ai un accès unique et nouveau au savoir dans sa dimension pratique et je valorise plus qu’avant mon temps de lecture dédié aux livres papiers.

Mon ordinateur portable, plate-forme multimédia nomade sur laquelle j’écris ce billet, est le support ayant le plus fort potentiel pour me faire aimer la lecture numérique, du blog au courriel en passant par le livre.

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