Plans survole Versailles

Sonnez trompettes…!
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La vue satellite (3D FlyOver dans la langue de Billou) sur l’application sous iOS Plans se déploie discrètement et Tim (!) m’avait assuré que je serais rapidement satisfait des progrès de la cartographie pommée (non, il n’y a pas de faute)…!

Bref quelle joie (…pincer un peu les joues) de retrouver mon parc, mon grand canal, mon château…!

Maison, maison…!
Maison, maison…!

Oui, avec l’effet 3D, ça ressemble à ça mais vous pouvez tourner autour…

À droite, la Place darmes
À droite, la Place d’armes

Bon j’ai d’abord regardé si tout y était. Ici, la gare des chantiers en face du collège de ma fille est au grand complet…

Et, en haut à gauche de la copie décran, la structure en fonte de la halle
Et, en haut à gauche de la copie d’écran, la structure en fonte de la halle

Je m’interrogeais sur la date de la prise de vue…

Si le Potager du Roi ne peut pas trop donner d’informations (lire cette chronique et les précédentes)…

Ici, Le carré des asperges…
Ici, Le carré des asperges…

Je pense avoir trouvé en pointant là…

En survolant la pièce deau des Suisses…
En survolant la pièce d’eau des Suisses…

Le survol des jardins ouvriers des Mortemets est nettement plus explicite… C’était bien avant ces photos, et donc nettement plus à ce moment-ci (quelques photos historiques puisque ces parcelles ne sont plus…).

Les parcelles des amis sont encore présentes, le doigt indique la rangée horizontale qui a été rasée…
Les parcelles des amis sont encore présentes, le doigt indique la rangée horizontale qui a été rasée…

Bref, juste avant que l’on célèbre le 400° anniversaire de la naissance d’André Le Nôtre… en taillant dans le vif des jardins potagers… Snif !

Satellite, carte ou les deux…?

Bien entendu pour accéder à cet effet 3D il faut modifier l’interface de Plans… Mais vous pouvez mixer les deux principales options…

Trois options…
Trois options…

Et du coup, le nom des allées se superposent à la vue aérienne… Allée des Sabotiers, Allée des Paons

Mais que vois-je…!
Mais que vois-je…!

Détails cachés

Ce qui est amusant, ce sont certains détails masqués par de hauts murs qui, soudain, deviennent accessibles sans avoir besoin de se faire la courte-échelle…!

Mais quest-ce à deux pas du pavillon de la Lanterne…?! Louis-Georges-Albert, pouvez mexpliquer…?
Mais qu’est-ce à deux pas du pavillon de la Lanterne…?! Louis-Georges-Albert, pouvez m’expliquer…?

Indications pas toujours complètes

Bon, comme sur Google Maps, il manque des détails…! Je cherche vainement à connaître le nom de ces escaliers qui sont au bout du bras dit de la Ménagerie sur le Grand Canal…

On ne me dit rien…!
On ne me dit rien…!

Juste pour que je puisse nommer quelques images faites au iPhone…

Sur ces marches…
Sur ces marches…

En tous cas, Plans progresse…!

Réponse à côté de la plaque

Moi aussi je peux troller…
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Ce n’est pas sur le bon site sur lequel je réponds mais c’est du vécu sur urbanbike également…

Depuis une décennie, j’en ai reçu des courriels de lecteurs sympathiques (sans ironie) m’expliquant en toute bonne foi comment faire un vrai blog et me recommandant de m’inspirer de tel ou tel qui était nettement plus ceci, voire plus cela [1]

  • me suggérant de changer la largeur de la colonne (qui est restée à 450 pixels)
  • d’opter pour une autre couleur que le rouge
  • de remplacer mes petites fleurs par d’autres sujets plus graphiques
  • d’ouvrir (un grand, grand classique…) les commentaires
  • d’avoir des flux RSS fractionnés selon les catégories
  • d’ajouter un nuage de mots clés…
  • Etc.

Ou de fractionner les articles pour avoir juste le début du billet comme sur les vrais sites avec un lire plus… pour leur éviter de perdre du temps…

Attendez : mais si vous avez déjà trouvé un site qui réponde à tous ces critères tant fonctionnels qu’esthétiques, continuez à le lire. Ne me demandez pas de le singer, de bâtir ici une pâle et rassurante caricature de ce que vous avez l’habitude d’apprécier[2].

Bref, je ne cherche pas à être nominé, reconnu, interviewé, me retrouver dans un quelconque top ten de je ne sais quel classement ! C’est vous qui organisez inconsciemment une compétition entre sites, compétition auxquels certains sont sensibles.

Moi, je m’en fous. Même sans lecteurs, urbanbike va continuer à débiter ses fadaises, billets, chroniques — salades — parce que j’aime écrire pour moi-même, n’ayant pas de mémoire et recherchant dans cette base des infos qui se sont évaporées. Dont acte. Si vous venez, ce n’est pas par pur (formule rigolote ! pas par pur…) masochisme, rassurez-moi ?

@urbanbike

Le seul truc auquel je viendrais un jour est passer cet espace en responsive, Richard de Monarobase a déjà ébauché une maquette fonctionnelle…

Par contre, peu m’ont demandé s’ils pouvaient soutenir ce site qu’ils prennent plaisir à lire régulièrement et qui fonctionne sans… rien [3]. Juste à l’énergie et, parfois, avec des billets de mes amis Lukino et Vincent. Or ces derniers ont également des activités professionnelles, ne vivent pas plus d’amour et d’eau fraîche que moi.

Bref, ceci pour dire que parfois quand je lis un tweet, un mail qui n’a rien de méchant (j’insiste sur le rien de méchant) mais maladroit, émis par une personne que l’on aime bien (j’insiste aussi sur ce point…), cela vient involontairement cisailler ma bonne humeur.

En gros, même si je comprends le point de vue de mon intervenant, cela revient à me faire remarquer que la couleur du ruban qui entoure mon dernier billet n’est pas de la bonne teinte ou que l’auteur de ses lignes a encore oublié de cirer ses chaussures [4].

Pas méchant mais décourageant !

Et là, tu te dis que ton mode partage, ce temps passé à décortiquer telle ou telle app, tu pourrais le passer à faire autre chose. Regarder la TV (non !), finir la pile de livres qui tangue à côté de ton lit (aie !), faire un nouveau tour au Potager du Roi (heuuu, non, j’ai pris ma dose de pollens hier…), me balader avec ma tribu (oui !), écouter du jazz, cuisiner (on me dit non dans mon oreillette…), aller voir de vieux copains, etc.

@urbanbike

Et puis ça passe.

Et je me remets à écrire un petit billet d’humeur pour vider mon sac. Comme celui que vous venez de parcourir.


  1. Sites qui, souvent, soit ont disparus corps et bien ; soit publient un billet tous les mois en r… Mais il faut reconnaître qu’ils étaient beaux et sentaient le flash chaud !  ↩

  2. C’est comme en cuisine, évitez en ce cas les nourritures exotiques…!  ↩

  3. Je ne reviens pas sur la pub. Il n’y en a pas. Cela fait des années que je pense que ce n’est pas le bon système pour vivre de son travail. Quand je vais chez mon boulanger, je paye 1,10 € pour sa banquette tradition que je récupère toute chaude et craquante et que je partage le matin au petit déjeuner en famille. Pas d’open baguette, j’ai plaisir à acquérir un produit de qualité que j’ai choisi entre tous les boulangers de mon quartier (…chez qui je me rends quand celui-ci fait relâche). Mais mon boulanger me vend un produit physique. Je ne vous vends rien. Et, d’ailleurs, qui serait enclin à acheter un peu d’Urbanbaguette ou de Tiaaft aux pommes ?  ↩

  4. Ce que je fais rarement, je le reconnais, après l’avoir fait un an durant au 1er régiment du Train. De vrais miroirs mes Rangers alors.  ↩

Merci Bill

Oui, je suis débile…
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J’ai découvert hier soir que j’étais un utilisateur frustré. En résumé mon iPad ne vaut pas ton fabuleux Surface assurément et je te remercie du coup de tes excellents — et toujours pertinents — conseils.

Néanmoins, une fois de plus (…nous sommes des amis de trente ans…!), je ne vais pas les suivre.

La première fois, j’étais sur lisa quand tu m’as promis pour fin 1984… Windows. Qui n’est sorti qu’en 1985 avec le succès retentissant dont tu te souviens (flop…). Bref, c’est en 1990 que Windows a décollé… En attendant, je bossais sur Mac depuis 6 ans.

La seconde fois que je n’ai pas suivi tes recommandations, c’était à propos de ce truc totalement futile, cette toile sans intérêt dont l’usage te faisait marrer au moment où tu nous mitonnais Microsoft Network.

Certes, je fus surpris de te voir sortir en 1995 une application nommée Internet Explorer — gratuite de plus — qui me prouva que tu étais capable de réagir avec célérité et à propos.

Ne crois pas pour autant que je suis un anti-Microsoft primaire même si j’ai lu l’excellent livre de Roberto Di Cosmo[1], je fus longtemps utilisateur de Chart et de Multiplan avant de basculer avec délices dans Excel.

Je suis resté un utilisateur de Word sur Mac mais fort marri de ce qu’il devint après la version 5.1b, version qui reste à mes doigts la plus remarquable. Même écrit quelques livres sur et avec tes applications[2].

Enfin, j’ai tâté du Windows NT également. Récemment, j’ai remis les doigts sur l’ordi de mes parents et, comment te dire, je n’ai pas éprouvé ce grand frisson de la nostalgie. Pire, l’usage de la touche démarrer pour éteindre leur machine n’a pas fonctionné comme une petite madeleine. Juste une énorme frustration devant tant de lenteur…!

Alors venir froidement m’expliquer que je suis frustré de ne pas pouvoir utiliser Office sur iPad, mais tu n’as pas l’impression de te foutre ouvertement de ma gueule, là ?

Sans blagues, qui ne souhaite pas proposer Office sur iPad…? Je ne parle pas de ta négociation sur les frais de distribution avec Apple, c’est votre business.

Une preuve…? J’ai acheté des Offices like sur mon iPad en attendant que tu nous sortes enfin cette suite griffée Microsoft. Or rien ne vient.

Du coup, j’ai découvert Markdown.

Ensuite, second argument qui fait pshittttt, j’aurais besoin d’un vrai clavier…

Ah bon ?

Attends, tu en connais des claviers qui te permettent de passer en une fraction de seconde du français â l’anglais. Ou à l’espagnol, au grec ? Avec immédiatement affichage des glyphes idoines…? Et cela marche également pour le chinois, l’arabe ou le japonais. Mon clavier tactile me permet cela au quotidien.

Mon vrai clavier Mac pas du tout, lui. Pas plus celui de ton Surface.

D’ailleurs, qu’entends tu par un vrai clavier…? Il y a encore 20 ans, j’étais amoureux de celui de ma Composphère IBM, rien à voir avec ce truc souple en plastique coloré qui se connecte au Surface.

D’ailleurs, je serais curieux de voir comment vieillit à l’usage cette bande synthétique souple avec touches. Et même savoir ce qu’elle sent (…du verbe sentir) au bout d’une journée de travail, comment elle s’encrasse, comment on la nettoie, ce qu’elle dégage dans l’atmosphère [3].

L’écran/clavier de l’iPad se nettoie d’un coup de chiffon, ne sent rien, ne s’encrasse pas et, chagriné de remettre cela sur le tapis, est multiple, universel quoi

Bref, désolé Bill, mais non : aucune frustration en ce moment à saisir ce texte avec un léger balisage Markdown sur l’écran Retina de mon iPad. Surtout confortablement installé dans un fauteuil, la tablette sur mes cuisses, parfaitement concentré.

Je ne sais pas qui tu cherches à convaincre mais tes arguments ne portent pas.

Alors, si tu veux réellement rallier tous les utilisateurs d’iPad à ta cause, c’est hyper simple : propose-nous une version optimisée d’Office pour nos iPad.

Rien à voir : profité du soleil au Potager du Roi entre deux charrettes…
Rien à voir : profité du soleil au Potager du Roi entre deux charrettes…

  1. Piège dans le cyberespace (1998)  ↩

  2. Dès 1987 chez Cedic Nathan puis chez PSI, Dunod et Armand Colin  ↩

  3. j’imagine toujours des trucs comme des phtalates, du formaldéhyde ou d’autres composés chimiques… Explique-moi que je vais fausse route…  ↩

Baliser et écrire avec (ou sans…!) barre additionnelle

24 outils de texte visités sur iPad
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Bon j’ai commis un long billet qui recense en 24 images l’interface avec barre additionnelle de nos outils de traitement de texte. Ce long travail — des mois de repérage (!), des pages et des pages de test — est paru ce matin sur notre OVNI, notre “bosmabike”[1], à savoir tiaaft.com.

Plus sérieusement, au fil des années ipadesques, les traitements de texte ont fait preuve de créativité, certains ayant poussé le concept de barre additionnelle assez loin (…et merci car au quotidien c’est fort pratique). Et d’autres qui n’ont toujours pas compris l’intérêt de cette barre — dont un en particulier qui s’affiche toujours comme la référence du Markdown, car cité par son inventeur, à une époque où il y avait peu de compétiteurs (groumphhhh !).

À propos de tiaaft…

Bon, je savais que l’idée de lancer un OVNI sur le net à deux claviers était casse-gueule (…enfin, non dans la mesure où tout ceci n’est que le travail de David et moi-même, en totale auto-production et sur nos propres pompes à phynances)…!!

Mais je savoure surtout la capacité ben d’ch’z nous de ne jamais mentionner notre existence…! Nous, on s’en cogne un peu, ce n’est pas une découverte… C’est l’inverse qui aurait été épatant…!

De MCPro…

Mais c’est surtout pour les produits présentés que c’est dommage…! Tiens, j’évoque de suite MCPro (fabuleuse app de prise de vue sur iPhone — lien iTunes)… J’ai pondu un test de qualité (sic !) avec prise de vue de Mimolette et David un long billet technique… Pas un lien. Encore une fois, c’est l’inverse qui nous aurait surpris mais c’est dommage pour l’app de Toshihiko Tambo…!

Et de 水中カメラ…?!

Hein, autre produit rigolo… Nous sommes le seul site (!!) à avoir assuré la traduction (grâce au concours d’un de nos lecteurs, qu’il soit béni jusqu’à la 100 génération…!)

Bref, si vous avez envie de suivre le fil d’actu de tiaaft, inscrivez @tiaaftmag dans votre fil twitter…


  1. le bosmabike©®™ est un tandem très particulier car, en roulant, il recharge l’iPhone de David et le iPad de JC… Mais il est pliant en cas de souci, comprendre qu’on peut le remettre dans un coffre pour un nouveau départ si besoin est (Temps de pliage 30 secondes).
    Mieux, il dispose d’un système hybride Sram Dual Drive 24 vitesses (là, on est en mode vitesse lente), de freins hydraulique Magura HS3, d’un cintre (ô) Toulouse pour une position assise droite, idéale pour la ville ou les dos fragiles (héhé !!).
    Et de pneumatiques Big Apple (cela ne s’invente pas !). Bon j’entends bien la remarque perfide de nos camarades… “Et vous arrivez tous les deux à monter dessus sans le plier…?!” Notre vélo supporte 260 Kg, ça va…!
    Pour les sceptiques, le lien vers le tandem (le vrai). Mais avec une boîte Rohloff à 14 rapports, le prix de deux portables Apple…
    Tousstoussstousse…!  ↩

Retour au paragraphe stylé

Billet clin d'oeil
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Ce qui suit n’engage que moi, CQFD.

Bon, je sais bien que je ne suis plus dans la course, pas tendance, dans le mouvement, au parfum, etc.

Et certes pas sujet aux contraintes dites de l’entreprise qui impose ses standards en terme de communication, de format pour les échanges de données.

Ainsi, j’ai trouvé dans l’usage du format .txt avec ou sans Markdown, synchronisé via iCloud ou DropBox des raisons d’écrire avec nettement plus de liberté et de tranquillité que les décennies précédentes. Ainsi j’ai démarré ce texte sous Daedalus touch et comme je le faisais ce matin en restant sous ma couette, j’avais simplement activé gros caractères pour lire ma prose de plus loin avec mes yeux fatigués et des nuits de plus en plus réduites.

Bref, une seule typo, pas de gras ni d’italique, juste des petites étoiles qui parsèment mes paragraphes. Et de larges marges (…ou une faible colonne de texte si vous préférez !).

Okay, c’est ma manière d’écrire et je ne cherche pas à l’imposer même si je la trouve plus agréable pour mon usage (…et donc j’en cause sur urbanbike en mode partage de pratique, blog que personne ne vous contraint de lire d’ailleurs).

Or, à lire certains propos de mes petits camarades, j’aurais simplement tout faux car ils sont en plein RTF revival…!

Pourquoi pas… chacun son chemin, mille rédacteurs, mille traitements de texte…!

Mais quand @david_bosman écrit :

Oui, je suis en plein trip « tout RTF » depuis une semaine. Une façon de me sortir la tête de la frénésie du « tout Markdown » et aussi de la surenchère de fonctionnalités que pratiquent de nombreux devs…

C’est du lourd…! Oh lui !

Je vous reproche (amicalement !) de contribuer inconsciemment à diaboliser a contrario le Markdown en semant carrement le doute dans l’esprit des lecteurs !

En gros, en accréditant l’idée qu’employer du RTF, eh bien c’est pas si mal (sic !) et tant pis si le fichier pèse vingt fois plus lourd, affiche un florilège de typos et de styles…! Et plus grave, si édition il y a, s’avère une catastrophe pour la personne qui met en pages à la fin la prose (avec l’habituelle explication sibylline de l’auteur qui explique qu’il avait déjà tout fait !).

Ah, on me dit que c’est pas toujours du RTF, du .doc mais aussi du HTML…!

La question n’est pas là, permettez que je pourfende deux secondes mes contradicteurs même si, comme eux, je peux citer ce proverbe, …protégez-moi de mes amis, mes ennemis, je m’en charge…!.

Alors j’y vais et sort ma hache (…en papier) !

Le grand retour des formats paragraphes

Alors, ainsi, le chic du chic est de revenir à une saisie préfigurant d’emblée la mise en pages future…? Bon, j’ai juste l’impression de faire un saut d’une trentaine d’années… en arrière.

Pourquoi pas !

Je n’ai pas le goût des commémorations ni du vintage, une très faible nostalgie face à une composphère IBM, une photocomposeuse ou un Apple Lisa. Certes, j’ai employé ces produits mais j’en connais également les désagréments, mesure les gains de productivité comme de confort que me procure mon …iPad.

Bref, j’ai donné et continue à maquetter du contenu sous indesign pour ne pas avoir trop perdu la main avec les formats styles paragraphes et caractères emboîtés.

Mais se contraindre à employer un traitement de texte qui singe Word, non.

Je sais que Word n’est pas un mauvais produit et pour cause[1] (le must fut à les yeux la version 5.1b sur Mac), j’ai bataillé sans succès pour qu’Adobe n’abandonne pas FrameMaker sur Mac (…lire le premier billet écrit sur urbanbike) mais ne nous trompons pas de combat !

Quand j’écris, je n’ai pas besoin de retrouver la mise en page du livre imprimé, juste besoin de hiérarchiser mes idées. Le seul style dont nous pourrions avoir impérativement besoin est l’italique.

Mais quand nous écrivions à la main sur des feuilles blanches, la seule mise en forme était celle de notre écriture et cela fonctionnait pas si mal[2]. Et l’italique marquée par un souligné.

Bref, tout ceci pour sourire (je n’ai pas d’autre expression) devant cette imposture intellectuelle (hinhinhin !) qui évoque avec force la nécessité de styler son contenu dès que l’on rédige. Vous savez ce que Zazie aurait exprimé…!

Non.

Hein ?!

Non !

Tsssss… De plus cela ne rend pas votre écriture plus lumineuse, plus intelligente. Vous perdez juste un temps précieux — et pas mal d’énergie — à mettre en forme au lieu de vous concentrer sur la seule chose utile : votre texte…!

Et toc…!

Bref, vous procrastinez, vous vous dispersez. Ces pseudos styles ne sont que des béquilles[3]…!

Attention : je comprends parfaitement que certains aient besoin de surligner, de placer des marques, faire un bout de dessin, chacun fait ce qui lui est indispensable pour écrire le plus confortablement.

Ce qui m’agace, c’est la force de votre credo. Ce n’est pas indispensable comme vous le proclamez haut et fort (…là, je suis moi-même en mode totale mauvaise foi…), c’est juste que cela vous convient. Pour ma part, je n’assène pas l’usage du Markdown (…ah bon, je l’ai fait !?), j’en parle juste de ma pratique.

Qu’un texte, une fois lu et relu, amendé soit ensuite mis en forme, que cette mise en forme mette l’accent sur un souci de structure, de niveau, oui.

Mais que cette opération précède ou accompagne l’expression de nos idées, cela me fait doucement rigoler…!

Certes, nous avons tous en mémoire des rédacteurs (…auteurs, écrivains ou simples pékins) qui ont besoin d’un certain cérémonial pour écrire (debout devant un écritoire, telle couleur d’encre, tel stylo, tel type de papier…). Je participe d’une certaine manière à cette mise en condition avec mon choix du traitement de texte Daedalus touch et ses marges large, le choix de la typo Goudy bookletter 1911. Mais pas plus.

Au delà, me semble-il, on ne peut sereinement expulser (faire jaillir est un poil plus sympa …!) ce que l’on a besoin d’exprimer si, en permanence, on surveille la mise en forme de ce contenu tout chaud…! Mais, encore une fois, je peux me tromper, j’assume…!

Bref, ô lecteur qui souhaite écrire, souviens-toi que c’est toi seul qui tapote sur ton clavier et que tu fais strictement ce que tu veux avec l’application que tu souhaites et ce de la manière qui t’est la plus agréable. Évite juste les usines à gaz, fais simple.
Et surtout, écris !


  1. Gloupppsss… En 1988, je sortais chez PSI un grand livre de Word 3 sur Mac…  ↩

  2. On a retrouvé d’ailleurs à ce propos un Mail de Voltaire à JJR…!  ↩

  3. Notez que je trouve que la coloration syntaxique du Markdown sous Ulysses III est vachement sympa… Comment ça je me contredis…?!  ↩

image du monde végétal — close-up
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