L’image selon DxO

Un scalpel numérique pour tirer sans effort le maximum de vos images
dans | photo |
image

Ma première rencontre avec DxO remonte à la version 2, en 2004 de mémoire… Après une soirée avec François Cunéo qui en avait profité pour chanter les louanges de ce produit, j’avais téléchargé une démo durant mes vacances. Et immédiatement, surpris et même choqué de la précision du rendu, de ces images tellement fouillées, nettoyées, curetées qu’elles me semblaient quasiment irréelles… Dés la rentrée, j’ai replongé dans les affres professionnelles et j’ai décroché, accaparé par d’autres soucis… Aussi, après avoir terminé ce billet sur Capture One, j’ai eu envie de tester à nouveau ce produit mythique d’autant qu’un commentaire de esales y faisait référence fort à propos. Avec pas mal de clichés réalisés en Bretagne ces dernières semaines par temps couvert, ciels plombés, brumes matinales, embruns, eaux glauques, j’avais en magasin quelques images adéquates pour un test. J’ai donc téléchargé une version de démonstration pour mon boîtier et une optique (Canon 350 D + EF 17-40/f4), couple que j’avais principalement utilisé… Et usé et abusé des conseils de Volker, notre grand “gourougourou” du RAW…!! Prolégomènes : il n’y a pas un type de photo mais autant d’expressions photographiques que de photographes. Parfois la photographie transcende la réalité et elle sera décrite comme “créative”… Parfois la photographie consistera à transcrire fidèlement la réalité (photo d’architecture par exemple). Dans les deux cas, il s’agit toujours de photo mais la manière de travailler, de traiter la phase finale n’obéit pas aux mêmes règles même si les outils sont généralement les mêmes. Avec la photo numérique est arrivé le format RAW (…considéré, à tort, comme l’apanage des professionnels…). Ce format est certes volumineux sur un disque dur ou sur une carte mais il permet de retravailler chaque vue une fois recopiée sur son ordinateur et, souvent de rattraper/corriger/améliorer cette dernière. Il est même indispensable aux plus nuls des photographes (c’est mon cas…!) en leur évitant d’être disqualifiés à la moindre erreur ! C’est pourquoi je ne peux que vous engager à essayer, vous aussi, à travailler en RAW. Je ne vais pas revenir en détail sur les spécificités du RAW… C’est un fichier qui contient tous les éléments brut de décoffrage de votre prise de vue, du brut de capteur. Et, par là, vous permet de (re)jouer sur nombre de réglages a posteriori… Magique, non ? Les outils pour développer les images à partir des formats RAW sont assez nombreux dans le monde Mac… Chacun s’efforce d’être le meilleur, le plus pratique, le plus rapide, le plus ergonomique. Certains (Aperture, LightRoom) ajoutent à leur panoplie une fonction de catalogage que l’on peut ou non apprécier. Pour ma part, j’utilise avec bonheur iView. Et c’est à partir de ce catalogueur que j’ouvre mes images sous Photoshop/Camera RAW, Capture One et désormais DxO pour les traiter… DxO, KésakO ? DxO utilise simultanément deux types d’informations : un module spécifique au boîtier et un autre dédié à l’optique qui a permis la capture de l’image… C’est l’association de ce couple qui va traduire de manière quasi idéale nos images in fine… Les avantages de DxO portent avant tout sur la correction des défauts optiques en plus du développement et de la correction des RAW. En effet, chaque optique possède, quelques soient ses qualités propres, un certain nombre de défauts qui vont du vignetage à l’aberration chromatique, en passant des effets de franges colorées et bien entendu des distorsions (note : J’ai d’autant mieux compris ces éléments en rédigeant ce billet que, hasard, j’ai reçu par courriel la fin du chapitre 5 du livre à paraître de Volker qui décrit tout cela de manière accessible au commun des mortels…). Bref, ce n’est pas pour rien que la technologie de DxO repose sur une analyse spécifique des caractéristiques de chaque optique, fabricant par fabricant et de leur usage avec les particularités propres à chaque boîtier. Cette analyse est assez complexe et explique de facto que l’ajout de nouvelles optiques — comme de boîtiers — s’opère au compte-gouttes chaque mois. De fait, si vous vous intéressez à DxO, vérifiez d’abord que votre boîtier et votre objectif de prédilection se trouvent bien dans ces offres. La politique de vente a changé en octobre 2005 et votre licence couvre tous les boîtiers et toutes les optiques contenues dans un pack. Avec l’ajout régulier de nouvelles optiques, le produit est très séduisant car votre pack s’étoffe également… Pour en revenir avec mon petit stock d’images RAW morbihanaises, je n’ai pu traiter sous DxO que celles produites avec le couple 350D et 14-70. Néanmoins, et autant l’écrire de suite, j’ai eu la bonne surprise de découvrir que DxO pouvait agir en partie également sur des vues produites avec un Canon 5D et une optique non définie, sur mon Canon 350 D et mon 60 mm macro non référencé… Et même sur des JPG issus de boîtiers numériques non référencés (mais des JPG bruts, non retraités par un soft comme Photoshop…) sur la partie DxO Lighting… Ceux qui ont déjà utilisé PictureProject de chez Nikon et de quelques autres produits apprécieront sauf qu’ici, toutes les images sont concernées… Même si cela semble anecdotique, il est intéressant de le savoir car cela m’a permis également de remonter des images anciennes en quelques secondes… Mais là n’est pas le propos, je diverge. Phase One… Pour commencer, j’ai traité une série d’images via Capture One Pro de chez PhaseOne… Du développement créatif comme le dit Volker, histoire d’obtenir des rendus un peu soutenus, équilibrés et renforcées au petit poil selon ma sensibilité… C’est mon point de vue (et je le partage…!) : une photographie n’est pas qu’un simple miroir de la réalité…! Déjà par le choix de l’objectif, du format du capteur, du cadrage, de sujet, de l’heure de la journée et du temps qu’il fait, l’opérateur fait des choix… Ces choix ne s’arrêtent pas une fois la prise de vue réalisée… En effet, lors du développement du RAW, les partis pris, la sensibilité, la culture, l’humeur, l’expérience, les erreurs (barrez les mentions qui ne vous conviennent pas…) vont se mêler pour réaliser une image qui conviendra à l’oeil du photographe… Bref, j’ai construit quelques images en fonction de ce que ma mémoire et mes envies me dictaient… Phase Two : DxO le nettoyeur… Après avoir installé DxO, j’ai repris ces mêmes fichiers RAW et j’ai laissé DxO agir de manière automatique… Bon, hormis une interface un peu système 9 et un temps de traitement assez long (…plus de deux minutes par image de 8 Mega pixels sur un bi-pro avec le réglage standard…), le résultat est spectaculaire. Je ne vais pas dire “beau” mais “spectaculaire”… Des détails que l’on ne voit pas, qui ne sautaient pas aux yeux sont soudainement identifiables… Du coup, ce sont des vues séduisantes, piquées, fourmillant de détails… Il faut laisser à l’œil le temps de se faire à ce nouveau rendu. À la limite, ce sont des images qui sont plus destinées à l’impression après coup et à regarder non à 100 % mais à 50 %, à la résolution plus proche d’un imprimé… Training pour le développement ? Du coup, j’ai traité des tas d’images pour voir ce que cela donnait en automatique, seul le choix du profil ICC final et de la distance de mise au point entrée par mes soins. Difficile de piéger DxO, même dans les conditions les plus épouvantables de prises de vue, le soft sort le maximum de l’image et renforce chaque image en main de maître… Ensuite, j’ai repris les sources de certaines images traitées en automatique, changé certains réglages dans Dxo, apprécié le rendu dans la prévisualisation. Avec un peu de temps, il est intéressant d’affiner ce rendu quasi industriel (cela n’est pas une insulte dans mon esprit) pour obtenir enfin un document à mi-chemin, aidé, soutenu en cela par la puissance du scanner DxO… Sur les conseils téléphoniques de Volker à qui j’avais expédié quelques-unes de mes images, j’ai désactivé certaines opérations automatiques de DxO, notamment dans le module Noise, la correction du bruit de luminance comme celle du bruit coloré. Quand on ne sait pas, on demande et c’est ce que je fais ! Bref, petit à petit, malgré une attente un peu longuette en terme de réactivité de l’application malgré un G5 bipro, j’ai amélioré un poil plus mes images pour obtenir un résultat qui soit plus proche de ce que je souhaitais… Du coup, les réglages plus fins à la souris deviennent intéressants pour un bon tiers des images. J’ai d’ailleurs imaginé l’alliance d’un Capture One Pro (qui propose une ergonomie plus fluide et agréable ainsi qu’une logique de traitement plus dans l’esprit de DxO… et surtout un temps de traitement supportable) et de DxO, histoire de conserver à la fois l’aspect contrôle du résultat et puissance de calcul…! Alors, DxO ou développement à la souris ?! Si je suis à la lettre les excellentes recommandations de François Cunéo, c’est Dxo. Vous remarquerez que je ne parle pas trop de la mécanique interne de Dxo, le billet de François est complet, en français et bien écrit, bourré de copie d’écrans… C’est certainement le meilleur mode d’emploi de cette application et je ne vois pas l’intérêt de plagier son test comme ses conclusions…! Pourtant, je ne suis pas entièrement d’accord avec celles-ci. Certes, (je cite François), il faut savoir que DXO fait un nombre de corrections énorme (DayLighting, correction des aberrations chromatiques, corrections du vignetage, du manque de piqué et du bruit), alors que CaptureOne ne fait lui pratiquement que développer les images, en suivant vos réglages, tout en les débruitant lui aussi, il est vrai. La grande force de DxO, c’est cette écrasante supériorité en qualité de traitement des défauts optiques dès lors que l’on a l’optique et le boîtier idoine. Comme j’utilise mes vieilles optiques Contax montées avec des bagues M42 (C’est la faute à Volker…!) sur mon Canon 350D, que j’ai utilisé des tas de boîtiers exotiques et désormais hors circuit (le Kodak DCS/n par exemple), je persiste à croire qu’il est indispensable de savoir cuisiner ses RAW tout seul comme d’utiliser les services d’un super chef comme DxO… Ainsi, après avoir traité toute une journée des RAW avec DxO, j’ai eu un réel plaisir le soir à réutiliser Capture One et à traiter de manière réactive des vues issues de boîtiers indéterminés comme d’optiques improbables sans limitation. Par contre, — d’où mon intertitre un peu provoquant utilisant le terme “training” — l’utilisation de DxO a modifié sensiblement ma manière de développer. Je me suis surpris à être plus brutal dans mes réglages, à la manière de Monsieur Plus de Bahlsen (…désolé pour cette citation publicitaire et biscuitière mais c’est réellement le sentiment que j’en ai !). Mais dès le lendemain matin j’ai eu également plaisir à me coltiner — à nouveau — au DxO et traiter plus subtilement des images que j’avais précédemment lancées en automatique. En effet, comme DxO fabrique une image idéale “mathématiquement” grâce à ses algorithmes de traitement des aberrations, il est intéressant pour un photographe de s’approcher de cette représentation en retraitant ensuite ses sources via Camera Raw, Capture One Pro, DPP ou autre, trouver les combinaisons qui s’approchent le plus de ce qu’il est possible, algorithmiquement parlant tout en ajoutant sa patte et sa créativité s’il le souhaite… La grande force de DxO hormis ce rendu qui va déboucher des nuances dans tous les coins est le fait d’agir aussi bien sur des JPG que sur des RAW, d’exporter en JPG, TIG et même DNG… Ce point est intéressant car nombre de professionnels pensent que le DNG a un réel avenir, étant passible de devenir une sorte de format PDF de la photo… Sauf qu’il est m’est apparu impossible de traiter du RAW Canon passés en DNG… Aie, le DNG ne serait-il pas supporté en import ? Il ne l’est pas effectivement… Par contre le DNG en export a un intérêt que je n’avais pas perçu d’emblée, celui de pouvoir demander à DxO de ne faire que les corrections sur les défauts optiques de l’image puis exporter en DNG pour finir de traiter son image ailleurs, dans Camera RAW par exemple. Aussi, je ne peux que conseiller l’utilisation de DxO à tous ceux qui souhaitent tirer le maximum de leurs fichiers RAW tout en les engageant à conserver également leur application fétiche… Il n’y a pas d’incompatibilité, bien au contraire, et l’usage de deux modes opératoires ne peut qu’être bénéfique à vos images comme à vous-même ! Quid d’un Doisneau, d’un Boubat… Même s’ils ne sont plus présents pour répondre, c’est une question qui reste patente… Qu’est ce que ces grands photographes auraient fait s’ils avaient eu entre les mains un micro, des appareils numériques et DxO ? Ils se foutaient en grande partie de ces défauts techniques, privilégiant capturer une émotion, un cadrage. J’ai un début de réponse via l’architecture. Si les fabricants de verre avaient été capables de fournir des verres plats de grande surface dès la Renaissance, est-ce que les fenêtres à petits carreaux, fenêtres dites classiques, existeraient ? Il n’y avait pas de volonté particulière des bâtisseurs de l’époque à utiliser des petits carreaux pour les ouvertures, la limitation n’était due qu’à une technologie limitée du verre. Oui, mais ce ne serait pas aussi beau rétorqueront certains… Allez en Italie voir certaines villas palladiennes, des restaurations récentes et vous constaterez par vous même que des grandes baies vitrées dans une architecture classique, c’est tout simplement superbe… Alors ? Alors, la décision vous échoit pour chaque travail photographique, question de goût et, surtout, en fonction de ce que vous souhaitez exprimer  image de la “pure” réalité ou une vue selon votre créativité… Bon à savoir L’achat d’une licence DxO vous offre la possibilité d’installer cette dernière sur deux machines pour votre usage, Mac ou PC mais aussi Mac et PC… Trois licences différentes existent et vous pourrez glisser aisément de la plus basse vers les autres, monter en puissance… Tout est sur leur site… Dxo.com Vous pouvez télécharger une version du produit et l’essayer pendant une période suffisante pour vous faire une opinion sur vos propres images… Regrets ? Que mon Canon EFS 60 Macro ne soit pas encore dans la liste ! Que le temps d’affichage du moindre changement en prévisualisation soit aussi long. Que le temps de traitement d’une image prenne autant de temps… Néanmoins, avec un bipro, 89 fichiers RAW de 8 mégapixels traités en deux heures. Tâches à lancer quand vous allez déjeuner ou la nuit…! Que le DNG ne soit pas importable en amont, surtout quand il s’agit (je le confesse…!) de RAWs Canon enregistrés en DNG… Certes, il est possible de générer un JPG correct depuis CameraRAW puis de le retraiter ensuite dans DxO mais il me semble qu’aucun soft “non Adobe” ne supporte le DNG, ce qui est dommage… Premier essai, une image prise du Vindilis en direction de Belle-île… Image brute : image La même retraitée via Capture One (avec rotation et recadrage directement depuis cette application)… image Puis l’image restituée par DxO… image Ensuite, quatre exemples: Traitement Dxo suivi, à chaque fois, de la visualisation d’un détail de l’image à 100 % généralement… Nb : si certains sont surpris de ne pas voir des images ensoleillées, c’est qu’ils ne connaissent pas trop la bretagne…! Port de Palais et bateau de pêche à l’amarre image image Port de Palais vu de la Citadelle (pas le même jour…!) image image Phare des Poulains (Nord de l’île, extrémité de la côte sauvage…) image image Paquets de mer aux Poulains avec temps de circonstance… image image Bon, n’oubliez pas que je ne suis ni un photographe, ni un technicien de l’image. Mais à mon stade de manipulateur de pixels de troisième classe, je suis agréablement surpris par le rendu de ces images qui me font revenir par la pensée instantanément sur mon île d’adoption…!

Essai sur l’homme et l’environnement dans l’histoire

Jared Diamond
dans | lire | potager |
image

Billet rapide… Je suis en train de lire de l'inégalité parmi les sociétés, (entre les civilisations aurait été plus approprié pour la traduction française…)un essai époustouflant de Jared Diamond écrit en 1997 qui décortique bien pourquoi nous allons dans le mur simplement en se référant à l'histoire et notre fantastique capacité à détruire notre environnement. Merci Jean-Denis pour cette découverte.
Il est la suite d'un ouvrage de 1992, le troisième chimpanzé (essai sur l'évolution et l'avenir de l'animal humain) qui n'est pas triste non plus…
Mais je tenais également à vous avertir de la sortie imminente d'un troisième bouquin, Effondrement (Collapse en anglais), un titre explicite dont vous pouvez d'ors et déjà lire quelques pages dans le dernier numéro de La Recherche (n° 397 de mai 2006, avec le dossier Freud et la science).
Si vous êtes dépressif, pas la peine de vous précipiter dessus, allumez la télévision et passez sur une émission de télé-réalité en vous disant que tout va bien…. Mais si vous aimez l'humour noir, c'est en réduction ce qui nous attend…! Notez que nous avons le choix entre l'holocauste écologique ou nucléaire… Mais le cocktail des deux reste le plus prévisible.

Effondrement
Comment les sociétés décident de leur disparition
Jared Diamond
Gallimard

Le troisième chimpanzé
Essai sur l'évolution et l'avenir de l'animal humain
Jared Diamond
Gallimard

De l'inégalité parmi les sociétés
Essai sur l'homme et l'environnement dans l'histoire
Jared Diamond
Gallimard

En savoir plus ici et

image

Les plats de saison

Jean-François Revel
dans | lire |
image

Arrrgh, je viens de terminer, il y a quelques jours, ce journal de l'année 2000, les plats de saison, je pensais en dire un mot et voilà que l'auteur tire sa révérence…
Mort de l'académicien Jean-François Revel: "PARIS (AFP) - Le philosophe, journaliste, écrivain et académicien Jean-François Revel, décédé dans la nuit de samedi à dimanche à l'hôpital du Kremlin-Bicêtre, près de Paris, était un franc-tireur, une figure brillante et anticonformiste de la droite intellectuelle."
Franc-tireur, oui… Genre à ne pas avoir de langue de bois et à déranger…!

Bref, pour ceux qui ont envie de décrypter l'année 2000, son actualité, je vous engage à lire, sous l'angle de cet auteur sympathique et rugueux, son livre…
Les plats de saison
Coups de gueule, coups de griffe, bon sens, analyses implacables…

Revel disparaît en nous laissant une œuvre abondante qu'il nous reste désormais à (re)découvrir… Pour en savoir plus, lisez la dépêche en entier
Bon voyage Monsieur Revel…

image

Cartes de France et d’ailleurs

Sur Google, CQFD.
dans | voir |
image

Comme le signale Olivier Andrieu sur son excellent site, Google Maps est disponible en béta sur toute l'europe et s'est assez impressionnant… Même les recherches sur les entreprises fonctionnent même si les informations sont anciennes (au moins une bonne année sur une adresse que je peux vérifier sans souci…)… Néanmoins, c'est rapide et hyper impressionnant… Bref, Big brother est bien à portée d'écran et vous retrouver sera un jeu d'enfant…
Mieux encore la gestion d'itinéraire est parfaite, listée point par point… et impeccablement dessinée sur la carte (j'ai testé des itinéraires connus, rien à dire). Si les deux lieux sont très éloignées, pas de souci… Il suffit de cliquer sur la balise d'arrivée et, non seulement vous visualisez la carte liée à cette balise mais également la vue satellitaire que vous pouvez mixer avec l'itinéraire…! Bien évidemment cela fonctionne en toutes circonstances si la vue satellitaire est disponible…
Comment devenir indispensable…? En proposant de tels outils…

Maison blanche mhouse

Nagoya - Japon
dans | archi |
image

Espaces intérieurs étonnants, avec quelques aplats jaune et tout le reste en blanc, la mhouse a été conçue par deux architectes (Weenick et White, d'où Architecture W) qui se sont installés au Japon.
Pour trouver cette réalisation, jetez un oeil dans Work puis Projects… A voir également (tout est à voir, bien entendu), le petit collectif nommé MF, une autre maison nommé bhouse (c'en est pas…!)… enfin, tous les travaux de cette agence. Bon, je regrette cette présentation en Flash, peu pratique et la parcimonie des photos qui ne rend pas à leur juste valeur les diverses réalisations…
D'ailleurs, sur les autres sites d'architecture que j'ai visité, les mêmes vues riquiqui… Dommage.
A noter à l’extérieur, la belle arrivée de fils en aérien… Des goulottes enterrées, c’est pas mal pourtant…

(Via noticias arquitectura.)

Capture One Pro + iView

Une alliance très efficace…
dans | photo |
image

Suite à mon précédent billet sur LightRoom, j'ai pas mal réfléchi aux forces et faiblesses de cette solution qui revient à n'avoir qu'une application unique pour indexer et traiter des vues, abstraction faite de Photoshop qui reste indispensable dans tous les cas de figure.
Bref, à peser les inconvénients comme ce cache monstrueux de LightRoom — mais inhérent à toutes les applications qui gèrent le RAW, une vitesse d'import des images assez lente, etc. face à quelques nombreux points confortables comme l'impression, le diaporama ou les sets de corrections. Si l'outil LightRoom est incontestablement agréable en terme d'ergonomie, je n'étais pas satisfait à 100 pour 100 des corrections sur mes images RAW…
En gros, je trouvais à l'usage (…et le traitement de mes 500 dernières photos me l'a confirmé au fil des jours) que je passais trop de temps pour obtenir un résultat convenable, même avec les sets à la Kodak Photo Desk. Il est certain que je ne suis pas la personne la plus qualifiée, ce que je ne conteste pas (!) mais j'étais à la recherche d'un processus plus rapide…

Préalable : ces dernières lignes ne sont pas un test, juste une réflexion et des tas d'essais suivie d'une décision (!), un point de vue d’utilisateur qui n'est pas un photographe. L'avantage d’avoir un peu de temps, c'est de cogiter et de revenir sur des choses qui semblent acquises mais qui s'avèrent à seconde ou troisième lecture, une fois les paillettes à terre et la musique éteinte, moins séduisantes qu'au premier abord…

Parallèlement, en discutant avec Dominique de Macdigit, nous nous sommes tombés d'accord sur un point, à savoir, cesser de conserver des tas d'applications qui font un peu la même chose pour nous concentrer sur les plus efficaces pour nos activités respectives. Ne pas avoir peur de dégager ce qui a été testé et qui ne convient pas en production. Et cela englobe bien évidemment la photo.
Bref, ayant un peu de temps pendant les vacances de Pâques, je me suis replongé à nouveau dans toutes les solutions disponibles sur mon disque, histoire d'opérer l'ultime sélection avant de virer ce qui est séduisant mais ne répond pas à mes besoins… Opération que j'ai déjà fait pour les traitements de texte et les outils Web !

Je l'ai déjà écrit moult fois ici-même, j'apprécie iView pour sa vitesse et sa rusticité… Déjà même si LightRoom est une béta, que je ne suis pas sur un MacIntel, il n'y a pas "photo" quand à l'import d'images, d'ouverture d'un catalogue de 9000 images  iView reste le plus rapide dans toutes les circonstances… Ensuite, la gestion des mots clés s’opère aussi simplement sur les deux applications… Alors qu'est-ce qui cloche. LightRoom est pourtant plus sexy pour tout ce qui est diaporama ou simplement pour gérer l'impression des images sur une imprimante à sublimation comme la Canon CP600
Sans renier un mot de mon précédent billet sur l'énorme plaisir à utiliser LightRoom,il n'empêche que le rendu final de mes images n'est pas aussi patent que ce que j'obtiens avec d'autres softs…

Tour de piste…
Je suis donc repassé par DDP de chez Canon… Mais bon, trop long. Et l'obligation d'utiliser ImageBrowser pour imprimer correctement mes images… Effectivement un bien meilleur outil pour développer mes RAW. Sauf que cela ne concerne que les boîtiers Canon et j'ai des tas d'images faites avec d'autres boîtiers.
J'ai refait également un tour avec Camera Raw qui m'offre, lui, toujours la possibilité de travailler rapidement et que je trouve globalement satisfaisant pour monter une maquette où j’utilise l'une de mes images. Et puis je me suis souvenu que j'avais traité toutes les photos de mariage de l'ami Joël avec Capture One Pro et que j'avais obtenu des résultats satisfaisants.

J'en ai profité pour effectuer la mise à jour de Capture One Pro (…nous en sommes à la 3.7.4 qui est par ailleurs universal et intègre des nouveaux profils comme celui du Canon 5D) et j'ai simplement redéfini le dossier qui reçoit les traitements, ajouté ensuite dans iView un lien direct vers Capture One comme application cible comme pour Photoshop… et hop !

Et Capture One pro fut (re)découvert…
Toutes les images que j'avais du mal à traiter dans LightRoom m'ont demandé sur Capture One Pro une demi-minute puis quelques secondes pour celles dans réalisées dans une même série.
Attention, je ne dis pas qu'il est impossible d'y arriver avec LightRoom, j'écris que l'utilisation de Capture One me semble à l'usage plus évident et rapide dans l'optique de ce que je souhaite obtenir. Pourtant cette application n'est pas l'une des plus aisées à utiliser d'emblée… Sauf qu'elle organise le développement dans un ordre somme toute assez logique à mes yeux et permet, en fin de processus, de convertir les vues traitées vers plusieurs dossiers avec les profils ICC correspondants et dans les tailles souhaitées. Procédure aisée à lancer, il suffit de décréter quels sets de conversion nous souhaitons utiliser et l'application va les ranger dans des dossiers différents pendant que je traite d'autres images… Question temps, inutile d'insister sur celui que je gagne.

Je ne vais pas insister sur des détails qui ont pourtant leur importance comme l'utilisation complète de mes deux écrans. l'un étant dédié à l'affichage de toutes les miniatures de mes images, l'autre au traitement proprement dit, avec affichage de l'image avant et après correction si je le souhaite… Bref, un excellent confort durant les opérations de développement…
La vitesse de traitement de Capture One Pro est due au fait que l'on travaille sur une prévisualisation de l'image source… Seule la zone de Focus affiche une portion de l'image à haute résolution (entre 100 et 400 %) avec les réglages que vous avez alloués précédemment, ce qui accroît la réactivité de l'application. Pas de souci non plus pour aligner horizontalement ou verticalement, recadrer une vue, une grille personnalisée et un outil spécifique de rotation nous aident à débusquer puis corriger des inclinaisons non souhaitées…
Un point de détail qui s'avère ultra-pratique… La vue focus n'apparaît que dans la partie renforcement. Pourtant, en déroulant le menu fenêtre jusqu'à l'item Afficher l'utilitaire de mise au point, vous pouvez retrouver cette fenêtre à tout instant. Contre-partie logique, cela ralenti l'opération.

Il y a également des options pour expert comme cet outil Color Editor qui propose de créer des profils spécifiques et d'isoler des couleurs pour procéder à un remplacement chromatique… À manier avec précautions mais indispensable si vous souhaitez corriger un ensemble de vues en appliquant un profil de correction chromatique donné. À noter une étonnante fenêtre d'inspection qui vous permet de visualiser les zones modifiées via l'écran précédent ou, mieux encore, d'afficher un modèle en fil de fer 3D qui interagit avec tous les changements apportés. Attention, ces modules ne sont pas d'une grande stabilité.

Petit plus pratique, j'ai lié le dossier des images traités par Capture One Pro à iView avec son option de surveillance automatique et, au fur et à mesure, je les retrouve cataloguées dans iView. Il est vrai que je travaille avec une seule session même si la version pro permet d'en créer autant que désiré…

Enfin, et c'était bien le but de ces tests, les résultats des corrections correspondent à ce que je voulais (…il ne faut pas oublier que le développement d'un RAW est aussi une opération créative, c'est ce que Volker vous dévoilera dans son livre à paraître aux éditions Eyrolles)… Ultime recours, si besoin est , je peux terminer avec un dernière touche dans Photoshop dans la mesure où Capture One Pro m'ouvre mes vues traitées dans cette application si je l'ai spécifié dans mes réglages de traitement…

Bref, voici trois applications totalement indépendantes qui cohabitent agréablement sous OSX…

Avant de conclure, je suis certain que vous mettrez un doigt dans l'usine à fabriquer des Styles de Capture One Pro. Il ne vous a pas échappé que chacun d'entre-nous a une manière bien à lui de contraster, de renforcer, de saturer… Bref, de traiter ses vues. Très vite, vous allez vous mettre à enregistrer vos styles en plus de ceux proposés par l'application (…des styles assez sympas qui vous restituent l’ambiance d'un film Ektachrome, des styles pour traiter des portraits en noir et blanc, etc. Styles qui ressemblent comme deux gouttes d'eau aux fameux looks de Kodak PhotoDesk).

Conclusion ?
Bon, la conclusion est sans appel pour mon usage et ne sera peut être pas celle adaptée à vos besoins. Après divers essais, je viens de gagner plus de 15 Go sur mon disque en ne conservant que iView et Capture One Pro (et bien évidemment la suite CS2 que j'utilise au quotidien…).
Après Aperture, exit LightRoom que je testerais à nouveau dans une version finalisée car cette application reste un modèle du genre en terme d'ergonomie. Néanmoins je me réserve la liberté de remettre en question mes propres choix régulièrement dès lors que de nouveaux produits prometteurs apparaissent… Appelez cela comme vous le souhaitez, veille technologique, opportunisme ou autre (!!), l'essentiel est d'avoir à l'instant "t" les meilleurs outils pour faire ce que je souhaite.

Note finale : et les caches ?
Les fichiers RAW sont des bruts de prise de vue qu'il est nécessaire de développer pour obtenir ensuite l'image TIF ou JPG adéquate avec le bon profil ICC que vous souhaitez. Sur ce plan, c'est l'une des forces de Capture One de lier toute vue à un profil, dès l'entrée avec celui de votre boîtier numérique jusqu'au profil ICC de sortie, RVB ou CMJN selon votre manière de travailler. Pour ma part, je travaille uniquement en RVB depuis que j'ai lu Gérard Niemetzky dans le texte…!
Ah, les caches… En fait, dès que vous sélectionnez avec l'application un dossier de vos images au format RAW, Capture One crée automatiquement trois dossiers supplémentaires dans ce dernier. ImageSettings, Previews (images basse déf. de travail) et Thumbnails (miniatures).
J'imagine que vous ne revenez pas 10 fois dans un dossier de production et qu'une fois que vous avez développé toutes les images d'une séance de prises de vue, viré celles en surnombre ou foireuses, conservé les bons fichiers RAW, vous aller procéder à une opération assez simple : nettoyer !
Comme vous avez généré des fichiers corrigés impeccables, (résolution, ICC, etc.), ce sont ces derniers qui seront catalogués dans iView avec, accessoirement les RAW sources… Il vous restera alors à prendre les trois dossiers crées par Capture One, eux-mêmes regroupés dans un dossier Capture One Settings au sein de votre dossier de travail et à les poubelliser…

Les liens vers Capture One Pro et iView.
Notez que ces deux applications peuvent s'essayer avant acquisition pendant 30 jours.

Pour illustrer, ces trois copies d'écran, bien que l'écran de gauche devrait être plus petit que celui de droite et que j'ai exagéré la correction pour que vous puissiez visualiser l'intérêt d'afficher deux versions de l'image en cours de traitement…
Dans l'ordre, écran d'affichage des miniatures, écran de travail et écran de travail avec les deux fenêtres en avant plan spécifiques à Color Editor

nb : tous les liens vont généralement vers des articles lisibles sur Macdigit. Mais ces billets existent également ici (et pour cause, c'est ici que je les rédige…). Utilisez l'outil de recherche à droite pour les retrouver sur Urbanbike… CQFD.


image

image

image

Monique von Allmen

Architecte à Milan
dans | archi |
image

Un peu par hasard, je suis tombé sur plusieurs projets discrets et efficaces de cette architecte italienne qui utilise pas mal de procédés de préfabrication pour la construction de ses maisons depuis la création de son studio en 1998. Eh oui, le monopole de la technicité n’est pas réservé qu’aux gars…! J’en veux pour preuve cet étonnant chalet de vacances en Suisse. La structure en bois préfabriquée a été montée en une journée. Autres exemples, cette maison familiale ou encore celle-ci (photos, ici). Bref, des projets sur lesquels on aimerait avoir plus d’informations et de photos. Dame Monique, un petit site pour mieux suivre vos travaux ne serait pas de trop…

image du monde végétal — close-up
logotype d'urbanbike

Images végétales sur…

image

Lire les contributions… | d’urbanbike sur

image

Trouvé sur le net, notés sur…

image

One Tap Less | Blog

cf. lien publié le 23/11/2014 à 19:18

Pour des distances inférieures à 5 km, l’usage de la force musculaire (vélo, marche, traction animale) est la plus appropriée

cf. lien publié le 23/11/2014 à 18:50

cf. lien publié le 22/11/2014 à 08:11

cf. lien publié le 20/11/2014 à 21:07

cf. lien publié le 20/11/2014 à 15:19

cf. lien publié le 20/11/2014 à 07:08

Moi, j’écris à la main et je m’en veux. Si j’avais un traitement de texte, je corrigerais aussitôt les répétitions de mots. Imaginez que je ne sais même pas taper sur une machine mécanique ! Il faut qu’une âme charitable saisisse mes manuscrits. Je sais, c’est ridicule.

Mais l’ordinateur, c’est trop rapide, ça me donnerait le vertige. Et ça retirerait l’aspect physique de l’écriture dont j’ai besoin. Je n’ai pas davantage d’adresse e-mail. Heureusement, Dominique, ma femme, en a une.

cf. lien publié le 18/11/2014 à 15:24

cf. lien publié le 17/11/2014 à 09:28

3D printed filter holder for the Nikon 14-24mm f/2.8 lens | Nikon Rumors

cf. lien publié le 16/11/2014 à 21:11

cf. lien publié le 16/11/2014 à 17:08

Ailleurs… | blogroll désordonnée…
Follow me on App.net
image