Urbanbike

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Belle-île | Au dessus de Grands Sables

Derrière le tracteur, le repas des oiseaux de mer…

dans ailleurs
par Jean-Christophe Courte

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Après ce point de vue, je suis tombé sur ce spectacle singulier…

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le 19/08/2007 à 07:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Belle-île | Port Andro marée descendante

Jeu(x) de vagues

dans ailleurs
par Jean-Christophe Courte

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Hormis les vagues qui viennent percuter les rochers, ce sont les croisements des flux qui créent des figures mouvantes…

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Sans oublier les gouttelettes d'écume qui explosent tous azimuts…

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Ou la forme changeante des vagues…

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Note : rien à voir avec ceci…!

le 18/08/2007 à 07:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Le peintre de batailles par Arturo Perez-Reverte

Réflexions sur la photographie et l'effet papillon

dans lire | photographie
par Jean-Christophe Courte

C'est la trame de ce livre traduit en janvier 2007… L'impact d'une photo diffusée mondialement et ses répercussions sur la vie de celui qui a été photographié et sur ses proches. Le peintre de batailles, c'est un photographe de guerre.

Lors d'un siège terrible, il a immortalisé un soldat croate. Cette photo a fait le tour du monde et lui a valu un prix prestigieux. Sauf que cette photo a également été vue par les acteurs du conflit.
Je n'en dirais pas plus car c'est tout l'intérêt de ce livre de montrer la possible responsabilité du photographe sur le cours des choses, ce fameux effet papillon qui conduit le soldat photographié a demander des comptes à l'auteur de la photo…
On arrivait ainsi, derrière les armes de d'obstruction et celles de destruction — Olvido l'avait vu avec une extrême lucidité sur la photo de Beyrouth —, au troisième système : les armes de communication. La fin de l'image aseptisée et innocente, ou de cette fiction universellement acceptée. À l'époque des réseaux informatiques, des satellites et de la mondialisation, ce qui modifiait le territoire et les vies qui le traversaient, c'était la désignation. Ce qui tuait, c'était de désigner du doigt : un pont capté dans le monitor d'une bombe intelligente, l'annonce d'une montée ou d'un écroulement de la Bourse émise par tous les journaux télévisés du monde à la même heure. La photo d'un soldat qui, jusqu'à ce moment, était un visage anonyme parmi d'autres.

On aime ou non le style de Arturo Perez-Reverte mais on ne sort pas indemne de la lecture de son livre car prendre une photo n'a effectivement plus rien d’innocent dès lors que les êtres immortalisés subissent aussitôt une diffusion worldwide. Ce roman est d'autant plus profond que l'auteur a réellement travaillé comme correspondant de guerre et grand reporter en Bosnie. Cela se sent dans nombre de détails qui ne peuvent être perçus que par un témoin engagé sur le terrain des combats.
Le soldat de la photo, continua Markovic, a eu plus de chance que ses camarades. Ou moins de chance ? Démobilisé du fait de sa blessure, il a décidé d'aller en convalescence à Zagreb. C'est dans un endroit appelé Oku?ani que la chance a tourné. Le bus est tombé dans une embuscade.
Les passagers du bus étaient des civils, reprit-il après une pause. Des vieux, des femmes, des enfants. C'est pourquoi au lieu de les assassiner sur place, les Serbes les ont emmenés dans un centre d’interrogatoires de l'armée régulière, où le soldat a été soumis aux mauvais traitements de rigueur. Et puis, entre deux passages à tabac, un garde l'a reconnu. Il était l'homme de la fameuse photo. Le héros de Vukovar. Le visage même des séparatistes croates.


Le peintre de batailles
Arturo Perez-Reverte
Traduit de l'espagnol par François Maspero
Seuil
9782020888073 | 22 €

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le 17/08/2007 à 07:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Polémique autour de Wikipédia

Modifier l'information en ligne, c'est à la portée de tous et certains ne s'en privent pas…

dans groummphh
par Jean-Christophe Courte

Billet intéressant de Claire Ané dans le journal Le Monde à propos de la possibilité pour certains acteurs économiques ou politiques de modifier l'encyclopédie en ligne Wikipédia.
Le magazine américain Wired évoque notamment la disparition, le 17 novembre 2005, de plusieurs paragraphes critiquant la fiabilité des machines à voter Diebold et les liens entre son dirigeant et George W. Bush. Une suppression qui, selon le WikiScanner, émane d'adresses IP utilisées par les bureaux de la firme Diebold elle-même.

Idem sur Le Figaro… Ailleurs, Pierre Assouline s'en fait l'écho et les commentaires fusent… Lire également ce billet de François Nonnenmacher. Ou ici via Liberation.

Quelques liens dans les billets d'urbanbike pointent sur le site français de Wikipédia pour son côté pratique même si la richesse du domaine français est moins dense que l'anglo-saxon.
Néanmoins, je reste circonspect dans son utilisation. Et ce qui se passe en ce moment n'est pas étonnant, certains ont réellement besoin de repeindre en blanc leurs agissements ou de gommer certains faits patents qui les concernent. Avec l'usage d'internet, sa montée en puissance comme source majeure d'information, il est évident que les textes de cette encyclopédie sont devenues rapidement un enjeu…
À partir du moment où n'importe qui peut intervenir sur leur contenu, pourquoi se gêner…? La bataille de la communication passe désormais par ce média et autant allouer des ressources pour réécrire l'histoire de telle firme ou relater tel événement sur un site si consulté, un job comme un autre à terme…

Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose écrivait… Francis Bacon.
Et, inversement. Réécrivez l'histoire, d'aucuns finiront par la croire vraie. Bref, la communication sur le net est devenue une arme essentielle.

Note du 17 août : une réaction intéressante de Wikipédia (par la voix de Florence Devouard) sur Rue89. Bref ceci ne doit pas occulter le fait que cette encyclopédie ouverte reste une belle expérience avec des limites désormais mesurables.

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Calomnier v. Attribuer malicieusement à quelqu'un les actions vicieuses que l'on n'a pas eu la tentation ou l'opportunité de commettre soi-même. Ambrose Bierce (Le dictionnaire du Diable, trad. Bernard Sallé, p.37, Rivages/Étranger, n°11)
(Via Au fil de mes lectures)

Rien à voir. À 83 ans, Max Roach a lâché ses baguettes pour retrouver Miles Davies et Charlie Parker…

le 16/08/2007 à 21:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Lake|Flato architectes

Depuis 1984

dans architecture
par Jean-Christophe Courte

Découvert via ce billet de Materialicio, ce cabinet d’architectes qui a imaginé, notamment, cette maison au Texas… Dans le même esprit, cette autre maison en pierres que je trouve très intéressante tout comme ce wetlands walk… Bref, ce site des architectes Lake|Flato mérite le détour…

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Rien à voir, cette information trouvée ici à propos des récits de voyageurs en France depuis le Moyen-Age…
C'est d'autant plus superbe que l'on peut accéder à des récits par région via une carte. Ce qui m'a permis de découvrir deux récits sur Belle-île (ici et )…

le 16/08/2007 à 16:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Belle-île | Le Palais, 15 août

Nuances de gris

dans ailleurs
par Jean-Christophe Courte

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Pour finir, la vedette de la SNSM qui sort en trombe du port…


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le 16/08/2007 à 07:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Le passant du bout du monde

Francisco Coloane

dans ailleurs | lire
par Jean-Christophe Courte

J'ai découvert Coloane l'an passé et je suis tombé sur son autobiographie en passant une tête rapide à la librairie l'usage du monde la semaine dernière…

C'est bien plus le récit d'une vie d'aventures qu'une stricte autobiographie barbante et officielle… Et cela vous happe rapidement car les mille vies de Coloane sont la source de tous ses romans. C'est âpre car la vie dans ce coin reculé du Chili n'était franchement pas facile même si la description de sa petite enfance dans cet univers sauvage est superbement décrite. Ce sont les îles Chiloé (Quemchi à visualiser avec ce lien sur maps.google) bien en dessous de Puerto Montt. Pour information, l'auteur a vécu ensuite à Punta Arenas dans le territoire des Magallanes qui ne devint Province qu'en 1929.

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L'auteur a travaillé comme secrétaire dans un tribunal du travail chilien, journaliste, castreur d'agneaux, pilote de bateaux, etc. Coloane évoque les indiens Alakaluf, Yaghan, les Huilliche et bien d'autres peuples de ces terres du sud, des exactions qui ont précipité la disparition des Fuégiens avec, au premier rang, l'activisme d'un Julio Popper, véritable tueur d'indiens.

Francisco Coloane évoque égaiement ses engagements politiques dans un Chili particulièrement répressif à l'époque et ses combats personnels qui le conduisirent en prison. Il était l'ami de Pablo Neruda, le grand poète chilien, considéré en 1946 comme l'homme le plus dangereux de ce pays pour ses écrits d'opposant…
Je découvris une ville hostile. Si je me souviens bien, c'était en 1930. La crise mondiale avait au Chili des effets plus profonds et plus longs que dans d'autres pays. Je pris pour quelques jours une chambre à l'hôtel Castilla, dans le quartier Estación Central. Les rues grouillaient de gens, de chiens, de chats, de mendiants. J'avais du mal à comprendre que c'était ça Santiago, une grande cité, la capitale. Les visages, l'accent des gens, leur façon de se parler, tout m'était étranger et m'accablait. Ce fut mon premier rendez-vous manqué avec la ville, où je m'installerais des années lus tard.

Il me manquait ce vent impitoyable qui fouette et balaie les rues de Punta Arenas et oblige le petit monde qui les peuple à se réfugier à l'intérieur, autour du poêle, en attendant l'arrivée de la neige et du gel pour aller patiner sur la lagune du Cerro de la Cruz. J'étais dévoré de nostalgie mais je devais réagir. Rien de mieux, en de telles circonstances, que d'acheter un journal et de lire les petites annonces pour voir ce que pourrait faire un homme d'un peu plus de vingt ans, sans profession, qui n'a connu que le travail à la campagne dans d'immenses domaines où paissent des dizaines de milliers de moutons. C'était ça, mon curriculum, comme on dirait aujourd’hui.


Le passant du bout du monde
Francisco Coloane
Phébus Libretto
9782859408312 | 8,90 €

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le 15/08/2007 à 07:30 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?