Urbanbike

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Ailleurs, ailleurs

Livres de voyage

dans ailleurs | lire
par Jean-Christophe Courte

Des ouvrages chroniqués ici même et toujours d'actualité.
Chaque lien renvoie à la chronique disponible sur urbanbike…

Ailleurs | À table avec les cannibales | Corrado Ruggeri | 11/07

Ailleurs | American Rigolos | Bill Bryson | 11/05

Ailleurs | Andalousie + Murcie | édition 2009 | Le guide du routard | 5/09

Ailleurs | Atlantique nord | Redmond O'Hanlon | 8/04

Ailleurs | Au coeur de Bornéo | Redmond O'Hanlon | 9/09

Ailleurs | Barcelone | Cartoville | 2/09

Ailleurs | Cap Horn | Francisco Coloane | 4/06

Ailleurs | Captain Blood | Rafael Sabatini | 4/06

Ailleurs | Construire un feu | Jack London | 8/08

Ailleurs | Courrier de Tartarie | Peter Fleming | 11/07

Ailleurs | Dans les collines de Mandchourie | Nicolas Baïkov | 8/05

Ailleurs | De la présidence à la prison | Ferdynand Ossendowski | 2/10

Ailleurs | Délires en plein ciel | Elliot Hester | 10/07

Ailleurs | Entre fleuve et forêt | Patrick Leigh Fermor | 11/07

Ailleurs | Evasion dans le Berry… | Catherine et Bernard Desjeux | 6/08

Ailleurs | Flamand des vagues | Jan Van Dorp | 4/06

Ailleurs | Help ! | Redmond O'Hanlon | 8/04

Ailleurs | Ils ont vaincu le pôle | Roald Amundsen | Robert Falcon Scott | 6/08

Ailleurs | L'homme sur Mars | Charles Frankel | 5/07

Ailleurs | L'île des perroquets | Robert Margerit | 4/06

Ailleurs | La longue route | Bernard Moitessier | 3/07

Ailleurs | La romancière et l'archéologue | Agatha Christie Mallowan | 4/08

Ailleurs | La sagesse de la mer | Björn Larsson | 1/09

Ailleurs | Lascaris d'Arabie | Jean Soublin | 8/08

Ailleurs | Le canon de Lasselille | Jørn Riel | 8/05

Ailleurs | Le dernier mousse | Francisco Coloane | 12/08

Ailleurs | Le naufrage de la Vesle Mari et autres racontars | Jørn Riel | 2/10

Ailleurs | Le passant du bout du monde | Francisco Coloane | 8/07

Ailleurs | Le sillage de la baleine | Francisco Coloane | 11/09

Ailleurs | Le temps des offrandes | Patrick Leigh Fermor | 11/07

Ailleurs | Les Aventures de Sindbad le Marin | Traduction de René R. Khawam | 11/07

Ailleurs | Les pierres de Florence | Mary McCarthy | 2/08

Ailleurs | Longue marche I | Bernard Ollivier | 12/05

Ailleurs | Longue marche II | Bernard Ollivier | 12/05

Ailleurs | Longue marche III | Bernard Ollivier | 12/05

Ailleurs | Mission au Paraguay | Jean-Luc Coatalem | 9/09

Ailleurs | Motel blues | Bill Bryson | 11/05

Ailleurs | Naître en français | Stella Baruk | 3/07

Ailleurs | Ni d'Ève ni d'Adam | Amélie Nothomb | 10/09

Ailleurs | Nos voisins du dessous | Bill Bryson | 10/05

Ailleurs | Nouvelles complètes | Ernest Hemingway | 6/07

Ailleurs | Nouvelles complètes | Joseph Conrad | 8/08

Ailleurs | O’Hanlon au Congo | Redmond O'Hanlon | 3/08

Ailleurs | Oeuvres | Nicolas Bouvier | 4/08

Ailleurs | Poils de Cairote | Paul Fournel | 12/09

Ailleurs | Poussières mexicaines | Pino Cacucci | 12/05

Ailleurs | Route d'Oxiane | Robert Byron | 1/08

Ailleurs | Saisons japonaises | Nicole-Lise Bernheim | 8/05

Ailleurs | Sept ans d’aventures au Tibet | Heinrich Harrer | 4/08

Ailleurs | Seville | Cartoville | 2/09

Ailleurs | Si la route m'était contée… | Rabin et Gwiazdzinski | 1/07

Ailleurs | Tibet. Regards de compassion | Matthieu Ricard | 2/07

Ailleurs | Tierra del Fuego | Francisco Coloane | 10/07

Ailleurs | Toscane Ombrie | Voyager en… | GeoGuide 2008 2009 | 5/08

Ailleurs | Un curé d'enfer | Jørn Riel | 8/05

Ailleurs | Un petit tour au Proche-Orient | Raphaël Krafft | 1/10

Ailleurs | Un petit tour dans l'Hindou Kouch | Eric Newby | 2/08

Ailleurs | Vagabond des mers du sud | Bernard Moitessier | 1/07

Ailleurs | Val Paradis | Alain Jaubert | 4/06

Ailleurs | Vers la cité perdue | Colin Thubron | 7/05

Ailleurs | Voyage aux pays du coton | Erik Orsenna | 12/07

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le 24/12/2007 à 06:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Un monde fou avec Eric Metayer et pollution 10 sur 10 sur Paris

Pour l'étoile de Chabrier, c'est terminé…

dans groummphh | potager | voir
par Jean-Christophe Courte

Deux sorties ce week-end avec mon fils, deux sorties en pleine pollution…!
Samedi nous sommes allés voir Eric Metayer, le fils d'Alex au théâtre La Bruyère à Paris… Si vous avez une soirée de libre, n'hésitez pas à y aller avant le 05 janvier 2008, 32 personnages en scène avec un seul acteur qui ne cesse de changer de rôle… Bien vu d'autant que l'on reconnaît des tas de gens insupportables que nous avons ou allons croiser…! Heureusement, Paris Première était en action pour un enregistrement vidéo.

Ce dimanche, nous sommes allés voir la dernière représentation de l'Étoile de Chabrier à l'Opéra comique dont la première fut créée il y a 130 ans… Cet opéra bouffe a été totalement dépoussiéré par Macha Makeïeff et Jérôme Deschamps, inutile de vous dire que cela décoiffe sec. L'orchestre était dirigé par Sir John Eliot Gardiner et la troupe comme les chanteurs se sont éclatés…! Il me semble avoir aperçu également une régie TV (FR3) en action et c'est tant mieux…! Jean-Luc Viala et Jean-Philippe Lafont en Ouf 1er et son astrologue (avec une différence de taille qui ajoute au comique de l'histoire)… Une excellente distribution de chanteurs notamment Stéphanie d'Oustrac, chouette (dans tous les sens du terme) alto qui joue le jeune Lazuli. Ainsi que (copier/coller)…

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Superbe épisode de pollution…
Dans les deux cas, une plongée dans une ville totalement polluée, nous avons eu 8/10 samedi puis 9/10 dimanche dans Paris (grâce aux particules inférieures à 10 micromètres et au Dioxyde d'Azote avec une alerte déclenchée dès 11:00)…!

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Beaucoup de voitures dans les rues bondées alors les transports étaient gratuits côté SNCF ce week-end pour se déplacer en banlieue. Pas de vent pour balayer tout cela, une horreur sans oublier la frénésie des derniers achats de Noël avec les boutiques ouvertes ce dimanche.

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Pour les habitants de la région parisienne, la consultation de airparif.asso.fr est plus que recommandée… D'autant que l'on peut mettre en graphiques les données et c'est encore plus parlant…

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Joyeux Noël…!

Info(s) pratique(s)…

Rectification du 24 12 2007En fait, le bilan global était encore pire hier…! Un retour sur le site nous annonce que l'on était à 10 sur 10 (genre super pollué) et à 9 ce matin…

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Au fait, vous en avez entendu parler hier de cette pollution sur les radios…?! Nous, non…! On le savait en allant hier sur Paris (et nos nez n'ont pas eu de peine à la confirmer) mais l'information n'était pas répercutée.

Du coup, j'ai ajouté un lien sur la colonne de droite vers Airparif, histoire de prendre l'habitude de consulter cette source d'info. Si le webmaster d'Airparif pouvait nous fabriquer un widget qui donnerait les indices sur une largeur de 150 pixels, ce serait encore plus pratique…!

le 23/12/2007 à 22:40 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Voyage aux pays du coton

Erik Orsenna

dans ailleurs | lire | potager
par Jean-Christophe Courte

En revenant de Lille mi-décembre, je me suis offert au départ du TGV la version de poche de Voyage aux pays du coton, livre paru en 2006… Ce petit précis de mondialisation comme l'indique le sous-titre est parfait pour un voyage détendu dans le train…

Comme un livre de voyage, on ne cesse de se balader d'un lieu de production à un autre et de découvrir les diverses logiques qui s'opposent… Entre les cultures traditionnelles qui emploient des villages entiers et les fermes ultra mécanisées des USA, entre les dégâts écologiques, la consommation pléthorique d'eau, les enjeux industriels, les souhaits des actionnaires qui vont à l'encontre des petits producteurs, le déboisement à vitesse grand V du Brésil, l'empire chinois de la chaussette, Erik Orsenna restitue son cheminement de manière passionnante et rend compte au lecteur avec humour de la situation actuelle.

Même le passage dans les labos américains où l'on nous prépare un avenir radieux est hilarant… Sauf que là, on a affaire là à des logiques qui me semblent (…avis de simple lecteur, consommateur, habitant d'une planète qui part en vrille) totalement irresponsables. Ces Docteurs folamours sont capables de nous déclencher d'autres catastrophes écologiques au nom de la liberté d'entreprendre et de la rentabilité financière par tous les moyens.
Et qui paye le prix de tout cela au final…?
Il me quitte sur cette autre question :
— Que vaut-il mieux : acheter un peu plus cher avec son salaire ou acheter au plus bas prix avec ses indemnités de chômeur ?

Dans la micheline jaune et bringuebalante qui de toute sa vitesse (cinquante à l'heure) m'emporte vers Épinal, je me souviens d'une étude commandée par le gouvernement Blair (et par lui gardée secrète). Avec froideur — certains diront cynisme —, les gains de pouvoir d'achat dus aux pratiques d'achat hautement concurrentielles des supermarchés étaient comparés aux coûts du chômage engendré par ces pratiques. Et c'est ainsi qu'un appui plus sensible encore fut apporté à la grande distribution.
« Un euro le jean ! »
Comment ne pas prendre cette annonce pour ce qu'elle est : une insulte au travail ?


Bref, excellent bouquin à lire pour ne pas être sous hypnose, découvrir les diverses réalités de par le monde autour de cette plante complexe qu'est le coton. Souvenons-nous que le chanvre a été éliminé sous la pression des industriels alors que pendant des siècles nos aïeux ont nourri leurs animaux, tressé les cordages et habillé leur petit monde avec ces fibres…

Voyage aux pays du coton
Petit précis de mondialisation
Erik Orsenna
Le livre de poche
9782253121947 | 6,50 €

image caddie

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le 23/12/2007 à 06:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Les protections sont elles une plaie…?

Oui…! Essentiellement pour les acquéreurs normaux…!

dans groummphh | pratique
par Jean-Christophe Courte

Suite — au choix !! — à la mise à jour de Flash CS3, à la dernière mise à jour système de sécurité de OSX 10.4.x ou au changement de disque interne (mise en place d'un 750 Go à côté de mon fidèle 160 et clonage complet via SuperDuper! dans la mesure où ce nouveau disque sera le disque de démarrage), tout fonctionne bien sur mon vieux G5 bipro encore sous OSX 10.4.11…

Tout, homis l'export de mes images RVB vers le Web depuis Photoshop CS3…!

Avant de réagir, je bosse quelques jours en basculant de temps à autre sur Photoshop CS2 qui, lui, exporte toujours correctement, d'autant que j'ai pas mal de choses à faire professionnellement dans cette dernière semaine avant les fêtes de Noël…

Néamoins, je ne suis pas satisfait de cette solution et je me décide à réinstaller Photoshop CS3 ce samedi en allumant ma machine, n'ayant pas trouvé précédemment le moyen de réactiver cette fonctionnalité bien utile. Pour ne pas dire indispensable pour les billets d'urbanbike en premier lieu…!

Je me fie à l'information liée au package d'installation de la mise à jour de Photoshop 10.0.1…
1. Désactivez vos logiciels antivirus. 
2. Vérifiez que le dossier d'installation de Photoshop sur votre ordinateur est bien nommé « Adobe Photoshop CS3. » 
3. Cliquez deux fois sur l'application « Adobe Photoshop Updater ». Si le programme de mise à jour vous indique qu'il ne parvient pas à localiser l'application à mettre à jour, désinstallez Photoshop CS3, puis réinstallez-le (en utilisant le nom de dossier d'installation par défaut « Adobe Photoshop CS3 »). Pour désinstaller Photoshop, accédez au dossier « Applications / Utilitaires / Programmes d’installation Adobe », puis exécutez 
« Ajouter ou supprimer Adobe Photoshop CS3 » pour supprimer l'installation initiale de 
Photoshop. Une fois la désinstallation achevée, réinstallez Photoshop, puis lancez le programme de mise à jour. 
4. Suivez les instructions qui s'affichent à l'écran.

Bref, je désinstalle Photoshop CS3 comme indiqué et je suis les instructions scrupuleusement…

Ensuite, je réinstalle cette application à partir des DVD d'origine de ma Adobe Creative Suite 3 Design Premium. Là première surprise, à la fin du premier DVD, et après insertion du second, la suite du contenu refuse de s'installer…!

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Je recommence calmement la procédure avec le même résultat. Je subodore que je me suis trompé de DVD, passe de l'un à l'autre, rien…!

Comme mon vieux Disque dur de 160 Go est toujours connecté comme backup (c'est l'un des disques internes de mon G5), je copie froidement l'application depuis ce disque vers le nouveau et relance Photoshop CS3 depuis mon bureau…
Au bout de quelques minutes, il m'est demandé mon numéro de série que je communique bien volontiers, pensant être arrivé au bout de mes peines… Invalide…! Je vérifie, ressaisie l'ensemble, Niet…!

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Je téléphone au support… Zut, on est samedi…!
Je valide du coup l'essai de trente jours (je téléphonerai lundi me-dis…!) mais après lancement de Photoshop CS3 , je constate que l'export pour le Web ne fonctionne toujours pas…!

Après un gros moment de découragement, je me décide à opter pour la solution la plus radicale, désinstallation de la suite CS3 en totalité après désactivation de mon numéro de série — via InDesign qui heureusement fonctionnait sans soucis…

Cela ne m'amuse pas car toutes mes applications sont à jour et c'est à la fois une réinstallation des versions de base mais aussi une mise à jour via internet de tous les composants modifiés — dont Flash qui a mis une bonne heure la dernière fois à s'installer…!

La désinstallation, je l'effectue cette fois-ci depuis le DVD d'origine dans la mesure où je vais repartir de ce dernier pour l'étape suivante. Mon disque de travail de 750 Go est nettoyé des éléments de la CS3 dont ma version de Acrobat Distiller 8 qui a pourtant un numéro de série différent…!

Après coup, je lance une installation complète de l'ensemble depuis les DVD d'origine… Je coche même Version Cue que je n'utilise pas… Je vous fais grâce du temps d'installation depuis le premier DVD, j'en profite pour commettre ce billet…!

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Le côté positif de cet incident est que j'ai eu le temps de lire le dernier numéro de La Recherche (numéro 415 de janvier 2008) et son excellent dossier sur ce qui a changé en science en 2007… J'ai aussi particulièrement apprécié l'ironie de Pascal Acot sur AlGore et la Jet-set écologique… (page 112). Ou le billet de Jean-Marc Lévy-Leblon à propos du Web sémantique sur la page suivante.

Qui va publier en français le livre de Nassim Nicholas Taleb, The Black Swan, dont Olivier Postel-Vinay livre une excellente chronique…? D'autant que cet auteur, francophone, a écrit un premier best-seller en 2005, Le Hasard sauvage image… Zut, épuisé…!
Enfin, ne pas rater le supplément de ce numéro. En particulier l'article de Daniel Quénard du CSTB et intitulé Vers l'autonomie énergétique (pages 76 à 79). Ou encore celui de Philippe Chalmin sur Une ressource pleine d'avenir (pages 50 et 51). Il s'agit ici des déchets, sachant que le monde produit 4 milliards de tonnes de déchets… par an. Bien évidemment, les autres articles — même sponsorisés par Véolia (j'écris cela pour les fâcheux qui crient à la manipulation à tous propos) — sont intéressants…

Pffff…! L'installation est un succès au bout d'une heure et je rentre le numéro de série puis j'active le tout via internet. Je lance une application : Ouf, tout marche…!

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Reste ensuite à (re)faire les mises à jour, soit 511 Mo de données tout compris…! Et, à nouveau, record du monde de lenteur pour la mise à jour en 9.0.2 de Flash et celle de Flash® Lite™ 3 Update…! Au final, plus de trois (quatre…?) heures entre mes tentatives erronées et la réinstallation des versions les plus récentes…

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Et pourtant cela a mouliné tous azimuts…!

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En résumé, si vous effectuez les mêmes opérations que moi, armez-vous de patience et d'un bon bouquin…

Mais la question qui domine est…
Quid de l'export vers le Web depuis Photoshop après toutes ces opérations…? Ben, heu, rien…! Cela ne fonctionne toujours pas…!! Bref, tout ce temps perdu pour une fonction qui n'est plus active…? Suis-je le seul dans ce cas…?!
Info(s) pratique(s)…

Toujours dans le numéro spécial de La recherche — Objectif Terre 2050 — cité précédemment, tout est à lire… Dont le billet de Hervé Le Bras avec son explication sur les calories végétales versus les calories animales qui ont besoin de… calories végétales. Bref, être végétarien a du bon… Lire également le billet d'Hervé Domench sur les villes gloutonnes. En fait, c'est un numéro à poser dans un endroit où vous passez régulièrement et à feuilleter à chaque fois.

le 22/12/2007 à 15:55 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Jean-Christophe Courte | Partager…?

Exclusif : le Nikon D3 sur urbanbike…! | 6

D3 de Behring

dans architecture | photographie | signé laurent
par Laurent Thion

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Sur l'autre rive. 14-24 @ 14 - 1/180e de seconde - f/8 - ISO 200

Deuxième jour de prise de vue, température négative, soleil radieux, petit coin bucolique au bord de la Moselle, plein de poésie et de coke pour les aciéries avoisinantes : le chantier GEPOR.

Il s'agit là de mettre en place un pont roulant de 200 tonnes à 30 mètres de haut en utilisant simultanément sept grues et trois nacelles. Difficile de contrôler la mise en scène, ne pas entraver les manœuvres, respecter les règles de sécurité, être partout à la fois, se méfier de tout dans le bruit, le vent et la poussière de charbon… Bref, typiquement des conditions où l'appareil doit se faire oublier. Les appareils, devrais-je dire, puisque je dois réaliser des panoramiques sphériques en plus des vues d'ensemble et des plans rapprochés. L'analyse des images réalisées avec le D3 met deux point en évidence : la dynamique du capteur plein format et la quasi absence de flare et d'aberration chromatique du 14-24.


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Inscriptions en langage traditionnel Mosellan oriental.
14-24 @ 14 - 1/180e de seconde - f/8 - ISO 200

Dynamique en nette hausse.
Depuis toujours, l'utilisation d'un grand angulaire a pour conséquence directe d'enregistrer une zone qui, statistiquement, est composée de parties très sombres et très lumineuses à la fois. À la focale de 14mm, le champ englobé est de 114x76 degrés, ce qui permet d'enregistrer bien des choses, tant en terme de détails que d'écart de contraste. C'est aussi dans ces conditions que la mesure matricielle affiche ses limites de fiabilité, probablement en raison de la grande diversité des zones composant l'image. Le retour à la mesure pondérée centrale s'impose donc et fonctionne parfaitement avec la mémorisation de l'exposition via une faible pression sur le déclencheur. Je me contente de surveiller, sur le très lisible écran arrière, la présence éventuelle de zones grillées (mises en évidence par la fonction d'affichage clignotant des hautes lumières). Il est évident que cet appareil encaisse beaucoup mieux les forts écarts de contraste, et permet de se passer du bracketting (également nommé séquence d'exposition différenciée) au moins dans la configuration de travail rencontrée ce jour.
Ayant travaillé simultanément avec deux autres D200, j'ai effectivement eu recours au bracketting dans le cas des prises de vues panoramiques, mais pas avec le boîtier équipé du 17-55 ou du 70-200, le champ photographié étant plus petit donc beaucoup plus homogène.


14-24.
J'ai toujours adoré travailler avec des objectifs à très courte focale (mon premier caillou acheté en 1984 était un 24, suivi d'un 21, d'un 18 et même d'un 15mm). Le passage au numérique ne fût traumatisant pour moi qu'à cause de l'impossibilité de retrouver des équivalents angulaires à l'argentique. Je ne dois pas être le seul, j'imagine. C'est d'ailleurs ce qui m'a poussé à développer le panoramique par assemblage, mais ceci est une autre histoire... La quête d'un grand angle pour numérique passa donc par l'acquisition du Coolpix 5000, premier compact offrant un équivalent 28mm, puis du complément optique WC-E68 (équivalent 18mm), du D70 avec le fisheye 10,5, du D200. Bien qu'un zoom grand angle fut proposé par Nikon (12-24 f/4), le résultat obtenu avec ces matériels successifs restait incomparablement moins bon que les images prises au 18mm sur Nikon F2 ou F3.

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14-24 @ 24 - 1/60e de seconde - f/8 - ISO 200

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Bin, où sont passées les habituelles franges magenta ???

Là, il y a vraiment du nouveau avec l'ensemble D3 + 14-24. Outre les qualités du capteur plein format, le 14-24 se permet de surclasser la quasi totalité du parc existant des focales fixes et des zooms grand angle. Géométrie quasi parfaite, grande ouverture, aberrations chromatique plus que négligeable, vignettage absent dès f/4 et surtout, surtout, le flare excessivement bien traité (nanocristal ??). Sans aucune comparaison avec le 15mm ais (qui est resté souvent dans le placard uniquement à cause d'un flare infernal). Ces deux objectifs ont pourtant le même air de famille en ce qui concerne la lentille frontale. L'appréhension s'est envolée dès les premières images réalisées. Ce 14-24 est véritablement une réussite. Et relance la polémique petit ou grand capteur. Bien sûr, mes anciennes optiques fonctionnent assez correctement sur le D3 (nous y reviendrons dans un prochain billet) mais la quintessence du D3 ne peut être obtenue qu'avec ce nouveau zoom "conçu pour la photo numérique" dixit la plaquette commerciale.

Moralité : D3 et 14-24, sinon rien !!

À suivre...

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Préparation des grues.
14-24 @ 24 - 1/125e de seconde - f/8 - ISO 200

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Juste une toute petite ridicule coma de rien du tout.

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Vue d'ensemble. Le pont est encore au sol.
14-24 @ 14 - 1/500e de seconde - f/8 - ISO 200

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Décollage en cours.
14-24 @ 44 - 1/350e de seconde - f/8 - ISO 200

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Vue à 45 mètres de haut.
14-24 @ 14 - 1/180e de seconde - f/8 - ISO 200

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Un peu plus bas.
14-24 @ 14 - 1/250e de seconde - f/8 - ISO 200

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Crop à 100%

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Opération terminée.
14-24 @ 14 - 1/250e de seconde - f/8 - ISO 200

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Encore quelques soudures à réaliser avant de décrocher...
14-24 @ 15 - 1/350e de seconde - f/8 - ISO 200

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Crop à 100%. Petit moirage de capteur ??
Note(s) de lecteur(s)…

Romain m'a expédié quelques questions par courriel :
Je souhaitais réagir à ce dernier billet concernant la deuxième journée d'essai avec le D3. Je ne doute absolument pas des qualités et du photographe, du capteur et de la lentille mais les couleurs me semblent très vives. Est-ce que cela vient de la lumière matinale, d'un post-traitement sous Photoshop/Lightroom (ou autre) ou d'un filtre polariseur (par exemple) ? Si oui, je serais intéressé par de plus amples détails.

Effectivement, bonne question…!
Voici ce que j'ai répondu à Romain et qui risque d'intéresser bien d'autres lecteurs :
Pour cette série du chantier GEPOR, les couleurs sont brut de capteur, avec une balance des blancs réglée sur lumière du jour, ensoleillée. Le rendu plutôt flashy est certainement dû aux conditions d'éclairage très particulières de ce matin d'hiver. J'ai pour habitude de désactiver toutes fonctions de saturations sur les APN et d'utiliser le profil le plus large pour gérer cela a posteriori. Le développement des raw en tiff s'effectue avec Capture nx et j'attribue un autre profil colorimétrique plus compatible web (sRGB) avec photoshop, logiciel qui me permet aussi de redimensionner les images pour le blog et de les enregistrer en jpg.

Entre nous, Je trouve aussi que rendu colorimétrique de cette série est plutôt inhabituel, mais j'ai des rendus comparables avec les deux autres boîtiers D200. Un poil moins saturé sur le D200, tout de même. Je sais que les balances des blancs ont été revues et corrigées sur les deux derniers Nikon, cela influe également sur le rendu colorimétrique...

Le polarisant (toujours à dispo dans le sac) ne peut être monté sur le 14-24 en raison de la protubérante lentille frontale.

Toujours est-il qu'abondance ne nuit pas, et que chaque image livrée au client passe par un traitement individuel personnalisé et optimisé en fonction de l'utilisation finale (print ou écran).


Autres produits Nikon chroniqués par Laurent sur urbanbike…
Note de la rédaction : Laurent est l'auteur de deux livres de cas pratiques, le premier sur le Nikon D3 et le second sur le Nikon D300, deux ouvrages parus chez First.

le 22/12/2007 à 06:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Laurent Thion | Partager…?

BHV, Bezos de l’Hotel de Ville

Shopping sur Endless.com

dans lire | pratique
par Joël Seguin

Je cherchais des chaussures de sport pour les fêtes.

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Après quelques recherches m'emmenant jusqu'au plus grand et très réussi centre commercial des USA : le Mall of America, situé à côté de l'aéroport de Minneapolis Saint-Paul, j'ai acheté en un clic sur le site de ventes de chaussures et de sac à mains d'Amazon, Endless.com.

Pourquoi? Des prix garantis les mieux négociés pendant une période de deux semaines. Un large choix jusqu'aux chaussures de chantiers! Des frais de port gratuits à l 'aller ... et même au retour si vous changez d'avis. Enfin une promotion en cours avec l'envoi de la commande pendant la nuit pour livraison le lendemain.

Avec la maîtrise commerciale d'Amazon, pas de soucis. Mieux, un effort a été porté sur la capacité à faire le meilleur choix, leitmotiv d'Amazon : l'image ci-dessous parle d'elle même. Plusieurs visuels avec définition impeccable et possibilité de zoomer sur les moindres détails de la chaussure.

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Rien de surprenant après tout, Jeff Bezos a toujours dit que vendre des livres en ligne était son point de départ. Le véritable projet tient en une citation dans le livre de Robert Spector, Amazon.com, Get big fast :
" We want to build a place where people can come to find and discover anything they might want to buy online".


Pour les développeurs,
Amazon.com Mashups image
Francis Shanahan
Wrox Press
9780470097779 | 28,90 €

le 21/12/2007 à 06:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Joël Seguin | Partager…?

Adieu amour, adieu GPS !

Chronique

dans groummphh | mémoire
par Bernard Nadoulek

Nous avions cité cette chronique à la fin d'un billet précédent d'urbanbike.
À la demande de quelques lecteurs et avec l'autorisation de l'auteur, la voici…
En 2004, j’ai un temps utilisé un GPS dans mes déplacements. Je dois avouer que c’était plus la curiosité qui me motivait qu’un besoin réel, car les cartes, récemment relayées par les itinéraires calculés sur Internet me suffisaient amplement. En revanche, mes déplacements irréguliers vers les nombreux lieux de séminaires dans la grande périphérie de la région parisienne se prêtent particulièrement bien à l’utilisation d’un GPS. J’étais loin de me douter du bouleversement que cette expérience allait provoquer dans ma représentation de l’espace et dans mon rapport avec un logiciel.

En effet, chaque automobiliste se fait une représentation spatiale de ses itinéraires et de leurs variantes possibles aux heures d’embouteillage. Cette représentation engendre une configuration spécifique de l’espace, des habitudes, des préférences plus ou moins conscientes et des itinéraires favoris. Le premier effet de la conduite assistée par GPS est de bouleverser toutes ces représentations spatiales : un GPS n’a pas d’habitudes, il triangule la position du véhicule, calcule un itinéraire sans a priori et vous fait immédiatement découvrir de nouveaux trajets. Pour un automobiliste expérimenté, l’efficacité du GPS se discute : il ne fera pas forcément de distinction entre une route nationale à quatre voies sans feux rouges et une autre, qui traverse l’espace urbain avec ses carrefours et ses encombrements. De même, les bulletins d’informations routières qu’il donne sur les embouteillages n’anticipent pas les flux de circulation : il peut vous signaler un embouteillage et vous proposer un itinéraire de dégagement plus long alors que, compte tenu de l’heure, vous savez très bien que, le temps que vous atteigniez le lieu de cet embouteillage, la circulation sera redevenue normale. L’expérience individuelle de la circulation reste donc déterminante. De plus, dans un premier temps, le GPS dérange, malgré le sentiment d’émerveillement naïf des premières expériences (notamment quand « il » vous annonce : « Vous êtes arrivé à destination ») et la conviction rationnelle (?) que la machine vous mène toujours à bon port.

Ce qui nous conduit au phénomène clef du rapport avec une machine : l’anthropomorphisme, cette tendance à prêter, plus ou moins consciemment, une personnalité et des intentions à une machine avec laquelle nous sommes en interaction. D’autant plus lorsqu’il s’agit d’une machine qui vous guide et vous frustre tout à la fois en vous donnant des instructions (« Dans 150 mètres, tournez à droite », « Au prochain carrefour, prenez la troisième sortie », etc.) sans autre explication. Ainsi, une de mes premières réactions, comme beaucoup d’utilisateurs je suppose, est de « désobéir » à la machine, de prendre une autre direction que celle qu’elle indique et d’attendre sa réaction. Le GPS va-t-il « réprimander » l’automobiliste rétif ? Pas du tout, sa réaction reste sereine : « Faites demi-tour à 150 mètres ». Si vous continuez à « désobéir », il recalculera l’itinéraire et reprendra son guidage, autant de fois que cela est nécessaire. L’interface vocale, dotée d’une voix féminine agréable reste calme et posée. Nous avons tous à l’esprit la scène courante où le conducteur d’un véhicule se dispute avec son passager, le plus souvent son conjoint, sur l’itinéraire ou sur la façon de conduire. Rien de tout cela avec le GPS, aucun énervement, aucune acrimonie, vous pouvez vous tromper ou « désobéir » autant que vous le souhaitez sans vous attirer l’ombre d’une réprimande. Bien que le phénomène soit évident et rationnel, il ne change rien au confort subjectif ressenti.

Au bout de deux ou trois semaines d’expérimentations méfiantes, j’ai fini par rendre les armes. C’était une de ces soirées que la plupart des automobilistes connaissent où, après une journée de travail éreintante, vous vous trouvez pris dans d’interminables encombrements, sur un itinéraire que vous ne connaissez pas, de préférence sous la pluie qui limite au maximum votre visibilité, avec tout juste assez d’énergie pour suivre le flot des véhicules de manière bovine, mais sans assez de ressort pour vous poser de questions sur votre itinéraire ou pour sortir une carte. C’est par une fin de journée comme celle-là que je connus ma première étreinte fusionnelle avec le GPS. Etreinte tellement fusionnelle que j’ai mis un très long moment à en prendre conscience. Je suivais les instructions du logiciel sans même en avoir conscience, sur des itinéraires qui m’étaient totalement inconnus, en traversant des banlieues par de petites routes qui contournaient les embouteillages. Quand, dans l’état de fatigue somnambulique dans lequel je me trouvais, je faisais une erreur, par exemple en prenant une mauvaise sortie à un carrefour, la voix maternante me ramenait invariablement et calmement sur le bon itinéraire. En arrivant chez moi, j’étais éperdu d’une gratitude irraisonnée et, depuis, un petit affleurement de névrose anthropomorphique me poussait parfois à improviser des dialogues avec le GPS.

Mais cette tentation fusionnelle ne doit pas nous faire oublier les inconvénients structurels de la dépendance technologique qui s’accentue de manière exponentielle avec des outils sur lesquels nous n’avons plus aucune maîtrise. Que faire en cas de brouillard ou de pollution, quand le GPS perd ses repères satellites ? Quid de notre sens de l’orientation, de notre autonomie ? À partir d’une expérience aussi partielle et aussi limitée, comment imaginer l’impact d’assistants ou de compagnons informatiques qui, très prochainement, interfèreront en permanence dans notre vie ? Sans compter la voix qui finit par paraître aussi mécanique que les instructions qu’elle ressace sans faillir. Ainsi, six mois après avoir adoré te découvrir, je t’ai dis adieu mon amour de GPS, tu ne m’étonnais plus et je t’ai abandonné.

le 20/12/2007 à 19:00 | .(JavaScript must be enabled to view this email address) à Bernard Nadoulek | Partager…?