
iPhoney, un outil bien pratiqueDans |
ça se regarde |
utilo pratique |
par Jean-Christophe Courte
Désolé, mais je n'ai pas succombé à la frénésie du iPhone (mon vieux Nokia, encore tombé de mon bureau cette semaine, fait le minimum téléphonique dont j'ai besoin pour le moment)… Néanmoins, il n'est pas inutile de savoir si urbanbike offre une lecture convenable — je n'ai pas écrit correcte — de son contenu via ce périphérique étonnant que je n'ai pas plus testé que la version OSX 10.5.x du système.
Et c'est ici que que
iPhoney (…et non iFaux Nez…!) propose une visualisation bien suffisante sur son Mac pour se faire une idée de ce qui se passe… Il fonctionne avec le moteur de Safari et est proposé gratuitement par les développeurs de
Marketcircle. Qu'ils soient ici remerciés.
Même comme cela, c'est sympa… Mais il faut agrandir pour lire et ce n'est pas idéal à la verticale… Alors, hop, passons à l'horizontale…!
Crop à 100 %…
Mais il est possible d'ajuster à la fenêtre et là c'est la première colonne de 450 pixels d'urbanbike qui s'affiche en entier…
Crop à 100 %… Pas de souci pour lire le billet de Vincent…!
Du coup, c'est — me semble-il — relativement confortable. Si vous êtes utilisateur de cet outil (le vrai iPhone), merci de confirmer ou d'infirmer… Ces 450 pixels ne sont pas arrivés au hasard et je vous renvoie à ce
billet de 2007…
Note : Urbanbike n'a pas souvent la technologie la plus avancée à sa disposition à vous narrer…! On vous parle de tas de trucs divers et variés et il semble que cette pathologie se nomme l'holographomanie — dixit l'ami
Marc…!
Holo toi-même…! Vous avez pris le temps de lire son
blognot…?
Note(s) de lecteur(s)…
Lucas Janin m'a expédié ce matin pas mal de copies d'écran depuis son iPhone et c'est super chouette…
Bref, de vraies copies depuis un iPhone…
Et tronqué à l'horizontale pour respecter les 450 pixels d'urbanbike et rester à 100 %…
Merci Lucas…! Vous pouvez consulter son
blog californien, Lucas est — de plus — bon photographe…!!
| le 25/07/2008 à 07:00 | Écrire à Jean-Christophe Courte |
Jean-Marc Jancovici et Alain GrandjeanDans |
ça se lit |
groummphh |
jardin planétaire |
par Vincent Burgeon
Devinette…
Quel est le point commun entre :
- La grève des pêcheurs en France ;
- La guerre des Américains en Irak ;
- La dévastation de la forêt boréale au Canada ;
- La probable faillite de GM aux USA ;
- L'augmentation du prix des tomates en Belgique ;
- Les investissements chinois en Afrique ;
- Les ballades philanthropiques de Total en Arctique ;
- Le 4x4 du maître des lieux ;
- Mon dernier voyage aux Seychelles ?
Sujet dans l'air du temps, la déplétion de la production d'hydrocarbures et son corollaire, l'énergie chère, ont fait ces vingt-quatre derniers mois une percée médiatique assez remarquable. Il ne se passe plus une semaine sans qu'un spécialiste de quelque chose ne glose dans un dossier consacré aux soubresauts du baril ou qu'un invité de marque n'apporte à la radio ses lumières et contre-vérités concernant les énergies renouvelables… Sans parler de tous ces bouquins qui sortent avec une régularité de coucou suisse.
Dans cette déferlante d'informations, il est parfois difficile, pour ceux qui abordent toutes ces questions pour la première fois, de s'y retrouver ou même d'y comprendre quelque chose.
D'où l'idée de vous parler du petit opus de Grandjean et Jancovici…
Pourquoi lui ? Hé bien, d'abord parce qu'il a été évoqué dans un
billet sur urbanbike (et j'ai promis à JC d'écrire un truc là-dessus…), mais également parce qu'il sort un peu du lot par sa pédagogie et son humour : ça change du ton morose qui règne dans ce genre de littérature et ça permet de rendre accessible aux pauvres-z-ignares que nous sommes des notions parfois fort absconses – je me suis rassuré plus d'une fois en pensant que les auteurs ne savent probablement pas ce qu'est une espace justifiante, une esperluette ou un Ozalid… –
Les auteurs, justement : Jean-Marc Jancovici (on dit 'Janco' parmi
ses disciples les habitués) est un ingénieur-consultant issu de Polytechnique, spécialisé dans tout ce qui touche à l'utilisation de l'énergie et aux émissions de gaz à effet de serre – on trouvera sa bio complète sur son
site web, (au demeurant assez heu… épuré, mais regorgeant d'articles plus intéressants les uns que les autres).
Alain Grandjean est également polytechnicien et docteur en économie de l’environnement, il a écrit quelques livres sur l'économie et l'environnement, et est assez impliqué dans la fondation Hulot (tellement qu'il n'a apparemment pas le temps de tenir un blog).
Qu'est-ce qu'on y raconte ?
Alternant chiffres, anecdotes, faits historiques, exemples concrets et clins d'œil au lecteur, Jancovici et Grandjean attaquent leur sujet par plusieurs faces : le Pic de production de pétrole et le coût de l'énergie, bien sûr, l'OPEP, le réchauffement climatique, mais aussi d'autres thèmes qui a priori ne sont pas en prise directe avec l'industrie pétrolière : l'explosion démographique, le Club de Rome, Malthus et Tocqueville, la croissance et le PIB, le capitalisme, … Cela pour nous brosser à grands traits un état des lieux (et des stocks) de la situation énergétique et climatique de notre petite planète.
D'entrée de jeu, la mécanique démonstrative est enclenchée : explication des problèmes, conscientisation et responsabilisation du lecteur, évacuation des fausses bonnes idées (qui viennent d'emblée à l'esprit de celui-ci), proposition de la "vraie" solution (la moins pire, dirons-nous). Comme on peut s'y attendre, certains clichés et idées reçues se voient au passage régler leur compte ("l'hydrogène remplacera le pétrole", "ils trouveront bien quelque chose", etc.). Le tout est rédigé dans un style direct qui ne se prend pas trop au sérieux, bien argumenté, étayé par des références et des chiffres et doté d'une petite bibliographie. Pas mal, pour un livre qui fait à peine 200 pages.
Une des grandes forces de leur propos, qui rend l'ouvrage particulièrement efficace, est de quantifier clairement notre rapport à l'énergie pour ensuite mettre en perspective ces ordres de grandeurs – qui d'habitude échappent complètement à notre entendement. Ce faisant, ils arrivent à rendre palpable une autre (et parfois trouble) nature des choses.
Revoir son point de vue…
Après ce livre, lorsqu'un sémillant journaliste annoncera dans le poste qu'on a découvert un nouveau champ de pétrole au large du Trukustan, vous ne vous réjouirez plus, que du contraire : vous saurez que les réserves annoncées de ce nouveau gisement ne représentent pas beaucoup plus qu'une semaine de consommation mondiale actuelle et que, par conséquent, ce non-événement confirme une fois de plus que l'exploration pétrolière n'a rien découvert de majeur
depuis au moins 30 ans, ce qui ne fait malheureusement que confirmer la théorie de King Hubbert selon laquelle… – etc. (vous compléterez après lecture).
Bref, un ouvrage déconcertant et un peu rentre-dedans, mais facile à aborder pour qui souhaite faire rapidement un tour d'horizon de notre (probable) futur énergétique. Pas mal aussi pour tenter de réveiller son entourage : je pense l'offrir à Oncle Alain, qui a tant de mal à garer son Cheyenne en bas de son immeuble parisien, ou peut-être bien Cousine Rosa, qui a entendu dire par Claude Allègre que "n'en déplaise aux ayatollahs verts,
tout ne va peut-être pas si mal…"
Le plein s'il vous plaît !
La solution au problème de l'énergie
Jean-Marc Jancovici et Alain Grandjean
Éditions du Seuil, 2006
9782757803011 | 18 €
| le 24/07/2008 à 06:30 | Écrire à Vincent Burgeon |
Constellation de rédacteursDans |
ça se lit |
par Urbanbike
De temps à autre, urbanbike reçoit un peu de renfort de l'un de ses lecteurs.
Aujourd'hui, c'est au tour de
Vincent Burgeon d'écrire un billet sur un thème bien présent ces derniers temps. Pour info,
made in Bruxelles,Vincent est
Brompton User et graphiste…
Après Hisako (peintre
japonaise), Alan (photographe
urbain), Régis (…et sa
maison en bois), Volker (Monsieur
RAW), Martin (pour la
postface de Comment travailler chez soi), Gabs (
illustrateur), Bernard (qui n'aime pas le
GPS), Michaël (au
Laos), Marc (le
mécanicien de InDesign), Dominique (aux
machines)… Ces signatures écrivent à leur rythme, reliées par une communauté d'idées…
Et, bien évidemment,
Joël, Laurent et Lukino qui chroniquent régulièrement dans ces pages…
| le 24/07/2008 à 06:25 | Écrire à Urbanbike |
"Dépassée" qu'il a dit l'expert…Dans |
groummphh |
outils graphiques |
par Jean-Christophe Courte
Cela fait quelques années, que dis-je, près d'un quart de siècle que j'utilise une souris pour travailler… Plus que le clavier, c'est elle qui me permet de dessiner, placer, positionner, ajuster… Et voilà que l'on m'annonce hier soir que
celle-ci va disparaître…
Certes, en 1984, il était rustique mon
premier mulot. Une sorte de cube aux arêtes un poil arrondies et un gros bouton gris sur son dos. Depuis, ma souris s'est affinée, est devenue transparente et s'est dotée même de boutons latéraux…
Voire d'une molette sur le dos pour celle toute blanche qui m'accompagne quotidiennement…
J'aime toujours autant ce périphérique sobre et ergonomique qui reproduit les mouvements de ma main et donne vie à mes boulots… Je peux comprendre qu'elle soit de trop sur l'iPhone, parfois absente de mon MacBook Pro. Mais dès que je dois être précis, rapide, efficace en production, rien ne la remplace. J'ai bien essayé le stylet sur une tablette graphique. Eh bien, ce n'est pas mon truc même si Laurent ou Jacques en raffolent.
Alors apprendre qu'elle allait être remplacée par un truc tactile, un système de reconnaissance des gestes, cela me laisse pensif. Quand je me suis retrouvé avec la main gauche immobilisée par une attelle, c'est là où je l'ai appréciée plus que tout. J'ai pu continuer à travailler avec ma Migthy mouse, celle-ci m'épargnant du soucis avec ses multiples combinaisons de boutons… À la réflexion, je me demande si l'expert a raison…?
N'est-ce pas déjà le clavier qui devait disparaître depuis le début de l'informatique…? Ne devait-il pas être remplacé par autre chose que cet AZERTY conçu pour les machines mécaniques à écrire…? Ma vieille Underwood couverte de poussière fonctionne toujours et possède pratiquement la même disposition de touches que mes claviers informatiques…
Aussi je me demande si ma souris ne survivra pas également à ces
expertes prédictions… M'est d'avis que l'on verra plutôt arriver un grosPod avant…!
"Non, ça le reprend…?!" se disent
in petto quelques lecteurs… Erreur, je suis simplement patient…!
| le 23/07/2008 à 06:00 | Écrire à Jean-Christophe Courte |
Procédure de Rescrit et taux de 5.5Dans |
groummphh |
utilo pratique |
par Jean-Christophe Courte
Le 07 mai 2008, pour les lecteurs qui ont pris le temps du lire un
billet à ce propos sur urbanbike, j'ai lancé une procédure de
rescrit à propos du taux de TVA applicable aux travaux de réalisation de couvertures pour des éditeurs.
J'ai reçu la réponse de la Direction des Services Fiscaux ce lundi par courrier simple, le recommandé ayant été adressé au siège social à Paris (je devrais le récupérer demain).
Et la réponse est
positive… Oui, je peux appliquer le taux réduit de 5,5 % à mes travaux mais dans un cadre spécifique.
Bien évidemment, le taux de TVA de 19,6 % reste applicable à d'autres opérations comme celles ayant trait au marketing du livre, aux bases de données, etc. Enfin, toutes les autres.
Côté comptabilité, cela m'oblige à bien réfléchir à chaque fois que je facture une mission. Parallèlement, cela complexifie un peu ma comptabilité avec ces deux taux à gérer et les calculs mensuels à effectuer lors du reversement de la TVA. Mais bon, ce n'est pas très compliqué et je gère ceci sous FileMaker Pro dans une application que j'ai développée.
Je vous suggère, si besoin est, à utiliser ce type procédure à condition de formuler très précisément votre demande et à apporter le plus d'informations utiles pour nourrir la décision des inspecteurs. Le billet que j'avais écrit dans
urbanbike a été précieux tout comme le descriptif de mon travail (…comment se déroule une mission, pas-à-pas, avec un éditeur jusqu'à la livraison du fichier de fabrication, etc.). Mon site professionnel a également été consulté pour mieux comprendre de quoi je parlais.
Bref, cette décision fait autorité pour mon activité et se base donc en partie sur l'instruction administrative du 8 octobre 1999 et parue au Bulletin Officiel des Impôts (BOI) 3 L-2-99 — n°193 du 19 octobre 1999 dont vous pouvez trouver le texte en passant par la
documentation fiscale en ligne (cliquez sur recherche avancée, valisez les cases BOI et entrez la date du 19 octobre 1999. Dans les résultats, cliquez sur le lien sur les Taxes sur le Chiffre d'affaires — il y a un seul document)…
Et également sur l'article
278 bis 6° du Code Général des Impôts…
Bien évidemment, la seconde page de ce courrier me rappelle le
droit de contrôle habituel et inopiné de l'administration pour vérifier que ce taux n'est pas utilisé de manière erronée. Bref, que je ne peux utiliser ce taux réduit pour n'importe quoi, CQFD.
Tout ceci pour dire aux graphistes — indépendants ou non — qui se posent la question du bon taux de TVA à appliquer à leurs missions est qu'il est préférable de passer un peu de temps et de prendre rendez-vous avec l'inspecteur des impôts qui s'occupe de leur dossier pour exposer leur activité. Et lancer, si besoin est, une telle procédure pour fixer définitivement le cadre légal.
Pour finir — et sans me forcer aucunement — j'ajoute que j'ai eu affaire à des interlocuteurs compétents et sympathiques (une petite demi-douzaine au total…) au téléphone et qui ont très vite compris le bien fondé de ma démarche. Je remercie surtout la personne d'
Impôts Services qui m'a engagé à lancer cette
procédure de rescrit car ses conclusions sont à la fois opposables à mes clients et au service des impôts.
| le 22/07/2008 à 06:00 | Écrire à Jean-Christophe Courte |
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